08/11/2007

Des Verts très boulimiques

Où est passée la frugalité des Verts? Depuis des années, les Verts militent pour moins de pollution, moins de consommation, moins de gaspillages et font l'éloge d'une vie simple et frugale... sauf en ce qui concerne les mandats politiques de leurs élus, semble-t-il!

Entre le syndic de Lausanne Daniel Brélaz et le conseiller d'Etat genevois Robert Cramer, cela semble plutôt être la course à l'accumulation des mandats, syndic et conseiller national d'un côté, conseiller d'Etat et conseiller aux Etats, de l'autre. Quand on connaît l'agenda des conseillers d'Etat et celui des parlementaires à Berne, ces choix, en totale contradiction avec les positions du parti Vert qui rejette les doubles mandats, ne manquent pas de surprendre.

Il ne s'agit pas ici d'attaquer des personnes ou un parti - car on peut aussi adresser le même reproche au conseiller d'Etat et conseiller aux Etats PDC valaisan Jean-Marie Fournier. Mais au moins lui ne donne-t-il pas des leçons de sobriété aux autres.

Le grand argument des cumulards consiste à se retrancher derrière le peuple, qui l'aurait voulu ainsi. Sauf qu'on s'est bien gardé de lui demander son avis sur cette question et de préciser ce qu'il allait advenir du double mandat en cas d'élection...

On avance aussi les avantages supposés d'un tel cumul: les doubles élus pourraient ainsi mieux défendre leur canton à Berne. Cela reste à prouver. Car en consacrant au mieux un mi-temps à ce qui était déjà plus qu'un plein temps auparavant, on risque plutôt de faire tout à moitié.

 

 

09:16 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Je partage votre avis sur le fait que le cumul des mandats ne permet pas de remplir dans de bonnes conditions les tâches en découlant. Je suis partisant d'un Robert Cramer à Berne, convaincu qu'il a l'envergure et l'expérience nécessaires. Idem pour Daniel Brélaz. Je pense toutefois que ces deux personnes devraient céder leur place, l'un au conseil d'état, et l'autre à la syndicature, pour autant que cela ne change pas les rapports de force dans ces exécutifs, et permettent de mener à bien les projets entammés. Reste ouverte par contre la question de l'existence ou de la disponibilité d'une relève capable et crédible. Je pense par exemple pour Genève à Antonio Hodgers, dont la carrière politique s'annonce prometteuse, mais dont je ne suis pas encore convaincu qu'il ait, passez-moi l'expression, les reins suffisamment solides pour être conseiller d'état.

Je profit également pour apporter une petite correction : le conseiller d'état valaisan élu au conseil des états s'appelle Jean-René Fournier, et non Jean-Marie Fournier, promoteur immobilier de Veysonnaz et ancien membre du conseil d'administration du Nouvelliste dont le rédacteur en chef depuis cet été s'apelle Jean-François Fournier. Mais je vous accorde que l'on peut s'y méprendre. Enfin, la famille en valais c'est sacré, et ce n'est pas Christophe Darbellay qui me contredira.

Écrit par : green rabbit | 09/11/2007

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