30/11/2007

L'UDC ou le baiser de l'araignée

Hyperagressive durant la campagne électorale, franchissant allègrement les limites avec ses affiches sur les pacsés inféconds et les moutons noirs, l'UDC se fait soudain pateline et mielleuse. Le loup se déguise subitement en aimable Mère-Grand pour mieux tromper les innocents Chaperons Rouges.

C'est qu'il s'agit de faire réélire le chef da la meute au Conseil fédéral. On le voit donc, CB, avec la complicité de quelques médias flagorneurs, adopter des poses de grand-papa gâteau dans les magazines et les journaux les plus complaisants pour mieux tromper son monde.

"Venez à moi, doux agneaux, mon giron est grand et je vous ferai une petite place", semble dire le faux berger Christoph aux innocentes brebis qui ne demandent qu'à le croire, mais qui devront s'attendre à un dur réveil. Car une fois passé le 12 décembre, le naturel de prédateur va reprendre le dessus, et malheur alors aux imprudents!

La stratégie de l'araignée est bien en place et gare aux moucherons qui s'approchent de trop près du vorace. Ils se feront gober ou sucer de l'intérieur comme une vulgaire mouche prise dans la toile. Les radicaux, se croyant plus malins, ont cru échapper à la ruse mais sont quand même tombés dans le piège lors des dernières élections fédérales.

A Genève aussi, certains radicaux et nombre de libéraux semblent irrésistiblement attirés dans la toile d'araignée. Les pontes de l'UDC se font tout doux, susurrent plus qu'ils ne vocifèrent, dans l'espoir de faire tomber les plus inconscients dans leurs filets. Sans cesse, ils enfoncent des coins dans l'Entente, dans l'espoir de la faire voler en éclats.

Peut-être y parviendront-ils. Et peut-être que non. Après tout, un sursaut du centre-droit démocrate n'est pas exclu, comme à Saint-Gall et à Zurich le week-end dernier. Et la dangereuse mygale sera alors renvoyée dans sa toile. Comme elle vient de s'offrir un festin, elle peut tenir le coup longtemps. Mais dans la longue durée, si on ne lui jette plus de proies par bêtise, elle fera comme tout le monde, elle finira par dépérir elle aussi.

 

09:30 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (7)

Commentaires

C'est un peu vite oublier vos propres casserolles, celle de Jacques Neyrinck, Lucrezia Meyer-Schaft, Ruth Metzler et Valentin R., Jobin et l'Aéroport...Doris Leuthard qui nous parle de "Travail au Noir"...sans que personne en disent quoi que ce soit...mais lorsque SVP-UDC parle de Mouton Noir...alors là toute la classe politique se déchaîne contre Christoph BLOCHER, comme si tout venait de lui, le seul à penser à l'UDC.
Vous oubliez tous ceux qui votent pour l'UDC, sans toujours regarder dans la direction de Zurich, en Romandie il y en a aussi des SVP-UDC.
Mais il est toujours plus aisé de regarder dans l'oeil de l'autre...

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/11/2007

Comme répresentant de la presse je vous trouve bien silencieux sur la détention de votre collègue vietnamienne, detenue dans les geôles communistes...cela veut dire que vous n'avez rien à faire des gauchistes, communistes, marxistes, socialistes, stalinistes ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/11/2007

Mon cher Guy,
Il me semble que dans ce cas comme dans d'autre tu confonds la défense de l'idéologie et le projet de société défendus par les partis politiques avec les alliances et les compromis auxquels dans notre sytème politique ces partis sont contraints de se soumettre pour conduire le pays et notre canton. Personne n'attend du PDC et des radicaux qu'ils embrassent les thèses nuisibles à la Suisse à Genève que promeut ll'UDC. Il s'agit simplement de savoir comment les partis de l'Entente peuvent faire avancer Genève dans la bonne direction malgré l'existence d'un Conseil d'Etat de qualité, certes, mais soumis à la forte pression dépensière traditionnelle chez le PS et les Verts.
On sen bien dans ton billet que tu songes très directement à l'échéance importante qui attend le Grand Conseil à la mi-décembre et à la question que chaque groupe se pose désormais : "faut-il confirmer au Conseil d'Etat le petit effort supplémentaire d'économies exigé par la majorité de droite et de centre droit de la Commission des finances, effort qui s'élève à un 1/2 % du budget total ?"
Il s'est trouvé une majorité au sein de la Commission des finances composée des radicaux des libéraux, de l'UDC et du PDC pour aller dans ce sens parce que les députés en question ont considéré que le Conseil d'Etat n'a pas suffisamment respecté les objectifs de redressement financier qu'il s'était lui-même fixé en 2006.
Bien sûr, la gauche entend déjà, observant la première et fragile embellie des comptes, renoncer à l'effort auquel Genève s'est astreint. Quant au Conseil d'Etat il montre quelque agacement. Mais ces deux constat sont-ils suffisants pour justifier que d'aucuns, au prétexte des intentions diaboliques que tu prêtes à l'UDC, brisent la majorité décidée à voter le budget ainsi amendé et laissent la gauche revenir sur les coupes votées en commission ?

Écrit par : Pierre Kunz | 30/11/2007

Le PDC qui reproche à l'UDC son côté girouette...
M.Mettan n'a peur de rien, décidèment. On voit qu'il a été journaliste. Cela doit aider...

Écrit par : Géo | 30/11/2007

Cher député PDC et néanmoins collègue,

La récente élection d’Eric Leyvraz a laissé, semble-t-il, quelques traces d’amertume. L’invertébré nuisible n’a-t-il pas été celui à qui ses collègues ont préféré un UDC ? Ton texte est tout simplement revanchard. On pouvait attendre mieux de ta plume !

Mais je devine aussi ta rogne d’avoir voté avec tes voisins inconscients de l’Entente et les aranéides de l’UDC les petites économies (19 millions sur un budget de plus de 7 milliards) imposées à l’Etat. Vieux renard, tu as déjà compris que le PDC va être la cible de nombreuses pressions pour qu’il change d’avis. Et tourner casaque, c’est laisser à l’UDC le beau rôle de compagnons de route fidèles, aux cotés des libéraux et des radicaux.

N’est-ce pas toi qui tisse la toile d’araignée dans laquelle tu t’emmêles les papattes?

Écrit par : Eric Bertinat | 01/12/2007

Effectivement Mettan n'a pas froid aux yeux, mais c'est peut-êtr parce qu'en politique il n'a pas de cervelle!

N'oublez pas que pour un PDC le fait d'être une girouette n'est pas critiquable, il ne fait que suivre le vent, or c'est le vent qui change!!!

Ce qui est certain en revanche c'est que le PDC est incapable de jouer franc jeu.

Écrit par : Victor | 02/12/2007

Je me demande si le PDC, section cantonale, n'a pas un problème d'identité. Autrefois oui, mais aujourd'hui, on ne peut plus faire de la politique de la sorte en tablant sur l'électorat PDC qui suivra par amitié ou tradition. En agissant de la sorte, on ne peut pas non plus prétendre de faire partie de l'Entente, car celle-ci a besoin de partenaires fiables. Ce n'est plus le cas du PDC. Ce parti aurait intérêt à redéfinir une politique claire et lisible pour tous les citoyens. Je suis d'ailleurs étonné de constater les différences existentes entre la politique cantonale et fédérale. Et puis, dans les sections communales, ça part aussi dans tous les sens. Mais le pire, c'est de ne pas être en mesure de produire un lot de personnages, hommes - femmes, à qui l'on pourrait confier la gestion étatique, à Genève ou à Berne. J.-Ph. Maître n'est pas remplacé !

Écrit par : Dixit | 03/12/2007

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