11/01/2008

Ingrid Betancourt, notre affaire!

La libération de Clara Rojas et Consuelo Gonzalez, après trois semaines de tragi-comédie, est vraiment une bonne nouvelle. Car la situation des 3000 otages colombiens ne fait que se détériorer depuis que la guerre entre les FARC et l'armée colombienne a redoublé d'intensité. Et surtout depuis que le président Uribe, qui se sent désormais en position de force, pense pouvoir se passer de médiateurs tels Chavez.

Mais cette bonne nouvelle - et les deux libérées l'ont rappelé aussitôt - ne doit pas faire oublier le sort des milliers d'otages anonymes, quasi oubliés, et aux dizaines de milliers de familles inquiètes parce qu'elles ont perdu toute trace de l'un des leurs.

L'enjeu n'est pas tant de convaincre les FARC, qui jouent à juste titre mais un peu trop unilatéralement le rôle des méchants, que le gouvernement colombien et le président Uribe de tout mettre en oeuvre pour que les otages soient libérés. Car il ne faut pas oublier le rôle ambigu du président Uribe, dont la famille est alliée aux narcotrafiquants et aux paramilitaires d'extrême-droite qui n'ont rien à envier aux FARC en matiière d'exactions. Et qui, pour se donner belle figure, fait croire que son père aurait été tué par la guerilla alors qu'il n'a été que victime d'un règlement de comptes...

Comme la pression internationale se révèle, en l'occurrence, efficace pour soutenir les efforts de négociations en coulisses, Genève a décidé de se joindre aux comités de soutien pour la libération d'Ingrid Betancourt et des otages colombiens. D'une part, le Club suisse de la presse a lancé, lundi, un comité de soutien de journalistes suisses et internationaux. Et de l'autre, une vingtaine de députés ont déposé mardi une résolution au Grand Conseil.

Toutes celles et ceux qui désirent manifester leur soutien à cetet cause peuvent le faire en envoyant un message à secretariat@csp.ge.ch. Une pétition en ligne sera ouverte sur le site www.pressclub.ch.

09:17 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (11)

Commentaires

Je crois surtout cher Monsieur que cette situation et le récit qu'à l'une des rescapée, doivent nous rappeler qu'il n'est pas question d'être tolérant avec des telles options politiques.

Contrairement à vous certainement, j'ai un sainte horreur de tous les discours mileux et politiquement corrects car c'est à ce genre de dérive qu'ils conduisent.

Dans une démocratie rien n'est possible sans LE RESPECT.

Or les FARC et toutes ces groupuscules néo marxistes n'ont pas seulement du mépris pour leurs congénères, ils ont de la haine pour la société dans laquelles ils évoluent.

Vous êtes un élu et vous savez, oudevriez savoir que seul le PEUPLE dit ce qu'il veut,

Que cela plaise ou non aux partis politiques est irrelevant.

A partir de ce moment-là, l'opposition à de tels barbares, à la tête desquels on ne trouve souvent qu'un seul illuminé, doit se conduire avec les même méthodes.

La démocratie n'a pas de concession à faire à de tels fous.

Malheureusement, nos sociétés judéo-chrétiennes font du sentimentalisme pour faire bien dans les chaumières.

C'est bien joli de venir dire qu'il ne faut pas oublier les sans grades et les anonymes, vous avez totalement raison sur le fond, mais comment en est-on arrivé là?

En laissant ces groupuscules grossir et s'armer.

Au risque de vous déplaire, tout cela est possible car il n'y a pas de service de renseignements sérieux qui peuvent enrayer ou à tout le moins mettre en laerte les pouvoir démocraitquement élu de ce qui se trame.

A force de démenteler nos services et notre armé, le PDC y contribue, la paisible suisse court le même risque à terme.

Si je comprends votre opportunisme journalistique, je peine un peu à le comprendre lorsque c'est l'élu qui s'exprime.

Encore une fois, seul le respect peut conduire à la tolérance et l'on a donc pas à être tolérant avec ceux qui ne nous respectent pas.

Écrit par : Robert Etienne | 11/01/2008

Ce billet a au moins l'avantage de nous dévoiler la véritable nature du PDC et son goût pour la trahison de ses valeurs.

Écrit par : Géo | 12/01/2008

Cher Confrère et Ami,
Quelle joie de te voir enfin sensible aux violations des droits de l'homme. Curieusement, tu en rends quasi responsable le gouvernement légal de Colombie. Mais qu'à cela ne tienne: je suis sûr qu'abandonnant tes relations de franche et coupable amitié avec les despotes du Vietnam communiste, tu vas désormais plaider pour la libération des prisonniers politiques (dont des journalistes) dans le pays où tu organises si9 volontiers des voyages de presse...

Écrit par : Thierry Oppikofer | 14/01/2008

Je vois que mes détracteurs ont toujours la fâcheuse habitude de pratiquer la lecture sélective et d'ignorer ce qui les gêne. Dommage. Si les deux premiers se réfugient derrière l'anonymat dans l'espoir de me faire paye ce qui est arrivé à leur idole, Christoph Blocher, c'est leur affaire.
Mais le commentaire de Thierry Oppikofer mérite une réponse circonstanciée.
Il faut rappeler que le Colombie est plongée dans une guerre civile depuis 40 ans, ce qui n'est Dieu merci plus le cas du Vietnam depuis trente ans, même si ce pays vit depuis lors sous un régime communiste. Ceci signifie simplement que si l'on veut ramener la paix en Colombie, de l'aveu même des familles d'otages, il faut prendre en considération les deux camps et non pas tomber dans un manichéisme excessivement réducteur. En l'occurrence, rappeler que le président Uribe n'est peut être pas ce parangon de vertu unaniment décrit par la propagande fait partie du devoir d'information et d'objectivité, même si l'on peut avoir davantage de sympathie pour sa cause que pour celle des FARC, ce qui est mon cas.
Quant au Vietnam, vieille pomme de discorde entre Thierry et moi, il relève d'une approche radicalement différente des choses. Je suis un partisan, je l'avoue, d'une approche pragmatique et d'actions de rapprochement concrètes, pas seulement économiques, mais aussi entre familles déchirées par des décennies de guerre. Et cela tout en étant pas dupe sur la nature du régime au pouvoir.
Car je suis convaincu que la démocratie ne se décrète pas, mais qu'elle se construit notamment sur une classe moyenne forte et un enrichissement des classes populaires, ou de parties d'entre elles, comme ce fut le cas en Europe. Ce processus est en cours dans le Vietnam d'aujourd'hui, même s'il y a effectivement de très graves lacunes à combler en matière de droits de l'homme.
Quoiqu'il en soit, je ne pense pas que les deux approches soient incompatibles: la carotte et le bâton sont souvent plus efficaces que la seule carotte ou le seul bâton...
J'invite donc cordialement Thierry Oppikofer à signer la pétition pour la libération d'Ingrid Betancourt et je me ferai un plaisir de faire de même pour la prochaine action du Cosunam!

Écrit par : Guy Mettan | 14/01/2008

Anonymement, je me permets de signaler qu'une action d'envergure pour la libération d'Ingrid Betancourt avait été lancée sur le net, il y a 4 ou 5 ans maintenant, sans grand écho de la part des autres supports d'information. Maintenant que le sujet devient médiatique, le ralliement à la cause devient passage obligé.

Écrit par : Rabbit | 14/01/2008

Je salue la réaction de Guy et l'assure de mon soutien à la pétition pour la libération d'Ingrid Betancourt. En ce qui concerne le Vietnam, au Cosunam (Comité Suisse-Vietnam pour la Liberté et la Démocratie, créé en 1990), nous sommes partisans d'une transition démocratique vers le pluripartisme, sans règlement de comptes ni sang versé. La classe moyenne justement souhaitée par Guy Mettan a de la peine à émerger dans un pays où voisinent les apparatchiks enrichis et les ultra-pauvres, avec soit dit en passant la bénédiction tant de la gauche occidentale que des capitalistes de partout, trop contents de disposer de main-d'œuvre corvéable bien encadrée par un régime policier. En tout cas, ne faisons preuve ni d'angélisme ni de sectarisme et luttons tous pour le respect des droits de l'homme et de la dignité humaine, partout dans le monde.

Écrit par : Thierry Oppikofer | 14/01/2008

dis Mettan, tu sais que l on en a rien a foutre d Ingrid Bettantruc? Elle l'a voulue....elle s'est mis elle même dans la geule du loup et va savoir si elle n'est pas de mèche avec les FARC pour se faire de la pub...?

En attendant MEttan, occupe toi de la classe moyenne genevoise qui paie trop d impôts. Occupe toi des célibataires qui sont taxés jusqu'au cou par le fisc et pour payer qui et quoi? Payer les apéros à 400'00 balles de ton copain Jobin?

Alors tu sais miss Betancourt...on n'en a rien à foutre...

Écrit par : Coralie | 17/01/2008

Pascal Décaillet - Astrid Betancourt 29.01.2008

30 Janvier 2008 | POLITIQUE

Vive le mensonge ! Vive les cachoteries ! Vive la désinformation !

Je dois dire d'émblée que je croyais que M. Décaillet était sérieux. Mais, ce mardi, il ma déçu.

Inviter la soeur d' Ingrid Betancourt et oublier volontairement de lui poser la question qui tue...cela me désole.

A la place de M. Décaillet, j'aurais osé lui demander pourquoi votre soeur n'a pas respécté les consignes des militaires colombiens ?

"""

Lorsque les pourparlers avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie sont arrêtés en février 2002, le gouvernement d'Andrés Pastrana donne l’ordre à l’armée de reprendre la zone de 42 000 km carrés cédés.

Le 23 février 2002, le président Pastrana part en hélicoptère vers San Vicente del Caguán dans le but de rendre officielle la présence des forces armées dans la commune.

Les autorités refusent à Íngrid Betancourt la possibilité de voyager par voie aérienne avec les journalistes qui accompagnent le chef de l’État.

Alors en campagne présidentielle, elle décide de ne pas faire marche arrière pour soutenir le maire de San Vicente del Caguán, membre de son parti politique.

Íngrid Betancourt prend la route de Florencia (capitale du département) qui mène à San Vicente del Caguán, malgré les avertissements du gouvernement lui signalant la présence de guérilleros procédant à des barrages en certains endroits de la route.

Alors qu'une dernière barrière militaire empêche le convoi de continuer et que les militaires annoncent la présence des guérilleros quelques kilomètres plus loin, la candidate donne l’ordre à son conducteur de poursuivre sa route après avoir signé un document dans lequel elle se rend responsable de cette décision.

Íngrid Betancourt et Clara Rojas passent plusieurs barrages des FARC jusqu'à ce qu'elles soient arrêtées."""

C'est pourquoi, Mme. I. Betancourt, ppour moi, est une invitée des FARC, plus qu'elle est allé dans la jungle, d'elle-même, meme si les FARC l'ont gardée auprès d'eux, elle est quand meme responsable de sa vie dans la jungle depuis bientôt 6 ans.

Une autre source, pour ceux qui n'aiment pas Wikipédia...

http://www.plusnews.fr/articles/000195_ingrid_betancourt.php?part=contexte

""""Prisonnière politique
Le 23 février 2002, contre l’avis des autorités, Ingrid Betancourt part à la rencontre du maire écologiste de San Vicente, à 700 km au Sud de Bogota, en plein territoire des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC). La zone est en proie à des affrontements. «Elle savait qu’elle prenait de gros risques, explique Jacques Thomet, auteur d'un livre sur Ingrid Betancourt (cliquer l'onglet 'Références'): Un premier barrage de FARC lui avait demandé de faire demi-tour. Au deuxième, ils se sont rendus compte qu’elle était intéressante et l’ont kidnappée.»

Ingrid Betancourt était accompagnée de sa directrice de campagne Clara Rojas, qui a également été enlevée. Depuis, on pense que les deux femmes sont toujours retenues dans le Sud de la Colombie.""""

Voila pour la vérité !

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 30/01/2008

Chjer Monsieur Dûmitrescu,

Dans votre charge contre M. Décaillet, vous n'omettez qu'un seul détail, le détail qui tue tout votre raisonnement, à savoir que si Mme Betancourt a dû faire ce chemin en voiture c'est parce que le gouvernement colombien - copmme c'est curieux ! - avait refusé de lui prêter l'avion promis pour se rendre à San Vicente, en connaissant pertinemment les risques qu'il y avait à prendre la liaison routière!

Quant à prétendre que Me Betancourt est "l'invitée" des FARC, il s'agit d'une farce qui montre au mieux votre cynisme et au pire votre inhumanité.
Cordialement quand même

Écrit par : Guy Mettan | 31/01/2008

Clara Rojas déclare qu'elle a eu des relations sexuelle consenties !
Que vous faut-il de plus ?
Au fait, on vous entend guère sur votre collègue, arrêtée au Viet-nam...c'est moins payant en terme de réputation internationale ?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 31/01/2008

Voila que maintenant on nous annonce qu'Ingrid serait malade de l'hépatite B.
Comment l'a-t-elle attrappée ? "L'hépatite B est une maladie virale qui se transmet essentiellement par voie sanguine ou par contacts sexuels."
Source : http://www.infovaccins.ch/hepatiteb.htm

Tiens, tiens, contacts sexuels...consentis...comme Clara Rojas...?

Écrit par : Victor DUMITRESCU | 29/03/2008

Les commentaires sont fermés.