24/05/2010

Ben Brik ou l’arroseur arrosé

Depuis dix ans, nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion d’évoquer dans nos articles, et dans ce blog, les relations tumultueuses entre les opposants et les partisans du régime tunisien. En tentant chaque fois de mettre en garde contre les faux-semblants et de faire la part des choses entre les nobles intentions et la dure réalité des faits. Cette fois-ci, la chronique devient franchement cocasse avec les derniers démêlés que l’un des plus médiatiques opposants au Président Ben Ali, je veux parler de Taoufik Ben Brik, vient d’avoir avec la justice française.

Il y a quelques années déjà, Ben Brik s’était illustré par une grève de la faim qui s’était terminée en eau de boudin, si j’ose dire, parce qu’on avait découvert qu’il dévorait des cuisses de poulet en cachette. C’est très bien de manger du poulet mais c’est un régime alimentaire peu recommandé par les grévistes de la faim.


Cette année, comme chaque fois que s’approche la date de la journée internationale de la liberté de la presse, Ben Brik a claironné comme à l’accoutumée son indéfectible attachement à la liberté d’expression, avec le soutien de nombre de médias parisiens, en dénonçant la justice tunisienne qui l’aurait injustement condamné parce qu’il avait agressé et maltraité une automobiliste lors d’un accident de voiture.

Et tous les médias bienpensants de sonner les trompettes contre l’injustice et de clamer leur soutien à l’innocente victime face à ses juges « bourreaux des libertés ». Procès d’intention ? Difficile à dire puisque nous n’étions pas présents au moment des faits. Mais un événement récent vient en tout cas mettre sérieusement en doute cette belle version puisque, cette fois, c’est en France qu’un incident de même nature s’est produit avec le même protagoniste.

Une plainte a en effet été déposée en mars 2004 auprès de la police judiciaire de Paris à l’encontre de Ben Brik par une jeune Tunisienne qui l’accusait de violences corporelles et de tentative de viol à l’Holiday Inn de Paris alors qu’elle était en sa compagnie. Un hôpital parisien avait alors dûment délivré à la victime un certificat médical indiquant clairement qu’elle avait subi des violences corporelles et sexuelles successives. Reportée plusieurs fois par le tribunal, l’affaire devrait finalement être jugée en septembre prochain, six ans après les faits !

Et voilà comment, par un (mal)heureux hasard, l’arroseur se retrouve bien arrosé…

21:03 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (8)

Commentaires

Bonjour M.Mettan,

Merci pour cette article qui peut ouvrir les yeux de quelques lecteurs malgré la diffusion forte des medias qui embellit la fausse strategie (triple face)de ben brik.

Écrit par : Hedi | 25/05/2010

Ben Brik est un malade mental pauvre Ben brik......tu fais pitié.

Écrit par : zakia | 25/05/2010

"Parce que nous considérons qu'il ne peut y avoir de société démocratique viable si l'on ne confère pas à l'opinion du citoyen, à ses droits civiques et à sa dignité la place qui leur revient, nous avons fait en sorte que les droits de l'Homme et les libertés fondamentales soient toujours à l'avant-garde de nos préoccupations " affirme le président Ben Ali en prenant le pouvoir le 7 novembre 1987.C‘était la date ou le peuple tunisien a respirer de nouveau l’air de l’Independence, de la liberté et de la sécurité .et ce depuis cette date que le citoyen tunisien a retrouvé confiance en lui-même pour parler de ses droits ainsi que ses devoirs. Pendant les années du changement, les droits civils et politiques du citoyen tunisien- à l’intérieur comme à l’extérieur de la patrie-deviennent l’une des préoccupations fondamentales du président Ben Ali et l’un de ses principes c’est de fonder l’état de droit et de l’indépendance de la justice ainsi que la consécration de la démocratie et du pluralisme et insister sur la liberté d’expression…alors beaucoup de changements qui ont touché le sein des institutions tunisiennes pour donner à l’individu plus de liberté et préserver ses droits dans le cadre de l’état de la loi et des établissements. Dans ce cadre, les réglementations et les mécanismes de promotion et de protection des droits de l'Homme en Tunisie ont été bien organisés et bien orientés pour toucher tous les domaines de la vie politique, sociale et économique. C’est pour cela que le chef de l’état n’a pas cessé de soutenir l’idée du pluralisme comme il a donné le feu vert au citoyen tunisien d’exprimer ses orientations politiques librement et de fonder d’une façon légale les parties politiques qui sont maintenant 8 parties qui animent la vie politique en Tunisie en toute sérénité et liberté ainsi que dans la vie sociale, la Tunisie de nos jours est le pays des droits d’associations par excellence et c’est le pays qui préserve le droit à la liberté de circulation là où le citoyen tunisien trouve toute la sécurité et la prospérité dont il veut atteindre. Cette métamorphose n’a pas cessé de toucher le fond de la société, elle a pu atteindre le sein de la justice qui a trouvé toute l’indépendance qu’elle a besoin, contrairement à ce que pensent les ennemies de la patrie en affirmant que la justice tunisienne n’est pas un organisme indépendant dés que Taoufik ben Brik se trouve condamner à six mois de prison ferme après l’agression verbale et physique sur une femme tunisienne qui a porté plainte en s’appuyant sur des témoignages. Ce procès n’est autre qu’une simple routine judiciaire qui n’a aucun rapport avec les orientations politiques de Ben Brik. Alors on peut constater enfin que ces opposants au développement de notre pays ne sont que des esprits maladifs et contradictoires qui ne veulent que revenir en arrière et défigurer l’image de la Tunisie comme étant un pays qui cherche à développer les valeurs humaines en imposant l'Etat des libertés et des institutions.

Brik à l’œuf ou au thon, écrivain ou journaliste habitué au show médiatique, devant la justice s’avère un simple citoyen

Écrit par : F.M | 25/05/2010

Voila une adresse pour toi Ben Brik:

Hôpital Psychiatrique Paul Guiraud‎
54 Avenue de la République, 94800 Villejuif, France‎ - 01 42 11 70 00‎

Écrit par : mourad | 25/05/2010

Ben Brik ???? il est malade se lui la.

Écrit par : karim | 25/05/2010

Entre Ben Brik et "Sidi-Belle-Bouteille" alias Ben Ali il n’y a aucune différence, les deux sont des ahuris de très haute volée. Je n’ai plus mis les pieds dans ce pays depuis la chute d’Habid Bourguiba et je ne le regrette nullement.

Écrit par : Hypolithe | 26/05/2010

Ce qui caractérise la médiatisation pariso-parisienne de Ben Brik, de celui qui se définit comme un «salopard», c’est qu’elle aggrave la désorientation intellectuelle, en tant qu’elle révèle le caractère obsolète de tout le discours des médias français sur la liberté et la déontologie du métier de journaliste.
Ben Brik n’est pas à son premier mensonge ; il est passé maître en la matière. Il a déjà embobiné les medias françaises ! Il est fort manipulateur. Dès son arrivée à Paris le 30 avril 2010, il a déclaré qu’il est venu en France pour «prendre son café sur les terrasses et rencontrer la ville de Paris».
Un symptôme très important de la désorientation des médias, ce sont les journalisteux transfuges venus de la gauche qui galopent vers Ben Brik. A peine est-t-il arrivé sur Paris, le fou de Jérissa, qu’on a vu des rats de journalistes ou présumés tels, qui courent partout. Nombre de journalisteux trouvent désormais de grandes intellectuelles vertus à Ben Brik. Mais ce n’est que le signe avant-coureur de mouvements plus profonds. Les rats de journalistes signalent les prémisses d’une crise profonde de la presse française déjà orpheline de Franz Fanon.
Avec un look d’ouvrier dans un chantier, que peut-on faire ? Et pourtant, dans son genre sautillant, bavard, improvisé, on pourra dire un jour que le guerrier Ben Brik a tenté de demander la «paix des braves» !. Pour qu’il réussisse son coup, il suffirait que les rats qui quittent le navire de la gauche française en perdition, constituent petit à petit une marée de rats. C’est déjà là symboliquement avec les journalisteux de France 24, de France 3, du Nouvel Observateur, etc. qui représentent déjà cette posture d’avant-garde pour le tsunami des rats.

Écrit par : Salem Ouerfelli | 29/05/2010

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