31/01/2011

Grosse rentrée internationale

→Grosse semaine pour la Genève internationale. Le secrétaire général des Nations Unies sera à Genève pendant deux jours, avec un riche menu. L’accent sera notamment mis sur le sport, avec une visite à Jacques Rogge, le patron du CIO, destinée à faire le point sur les partenariats en matière d’éducation au sport et à la paix. Le successeur d’Adolf Ogi au poste de conseiller spécial de l’ONU pour le sport, l’Allemand Wilfried Lemke, sera de la partie. Et le lendemain à Genève, Iker Casillas, le gardien du Real Madrid et meilleur gardien de but au monde, se verra officiellement nommé ambassadeur de bonne volonté pour le développement.

 

****

 

→Au programme de Ban ki-Moon figurent également une adresse à la Conférence du désarmement, vivement invitée à dépasser ses blocages, un discours au Conseil des droits de l’Homme, qui se réunira expressément pour l’écouter, le lancement d’un nouvel appel de fonds pour l’Office pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et une rencontre avec les deux leaders chypriotes, le Grec Demetris Christofias et le Turc Dervis Eroglu.

 


 

 

→Mardi toujours, une impressionnante brochette de personnalités latino-américaines va lancer la Commission globale sur la politique de la drogue. Créée à l’initiative des anciens présidents brésilien, colombien et mexicain, la Commission sera présidée par Fernando Enrique Cardoso. Elle réunit notamment des écrivains – le Prix Nobel Mario Vargas Llosa, Carlos Fuentes – des politiques comme l’ancien secrétaire d’Etat George Schultz, l’ancien ministre espagnol des affaires étrangères Javier Solana, ou l’ancienne présidente de la Confédération Ruth Dreifuss. La Commission s’est donné pour but de réduire l’impact de la drogue sur les gens et les sociétés humaines sous tous ses aspects : organisation du trafic, justice et cadre légal, contraintes économiques, mesures préventives, etc.

 

****

→Année difficile pour l’OMS. Le conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la santé qui se tient ces jours est fort agité. L’organisation doit répondre aux critiques concernant sa gestion de la pandémie H1N1 et sa prétendue proximité avec l’industrie pharmaceutique. Elle est surtout confrontée à la méfiance croissante du public à l’égard des vaccins, qui sont pourtant le moyen le plus efficace de lutter contre les épidémies. Et elle doit en même temps faire face à la baisse des dons des pays membres qui souffrent de la crise et, à l’inverse des autres organisations internationales, ne paient pas de cotisations mais lui octroient des dons.

****

→La période 2009-2010 a permis de consolider la Genève internationale. Le nombre de réunions enregistrées à l’ONU en 2010 a connu une légère baisse avec 8695 réunions mais le nombre de visiteurs de haut rang a explosé à 329 (contre 169 en 2009) grâce au sommet de l’union interparlementaire. De son côté, l’Office des statistiques genevois a publié les résultats de son enquête annuelle: en mars 2010, le total du secteur public international enregistrait 25 460 employés (+6% en un an). Le nombre de réunions (2515) et de séances (18 887) et d’experts (163 419) délégués) a également augmenté pour un total de dépenses d’environ 5,5 milliards de francs. Les consulats et les ONG ne sont pas comprises dans le calcul.

 

 

Les commentaires sont fermés.