05/03/2012

Une élection du PLR, pas du PDC

La démission de Mark Muller m’a surpris dans une réunion de journalistes aux confins de la Turquie. Sur les hauts plateaux balayés par un vent sibérien -20 degrés, on garde plus facilement la tête froide.
Car le moins qu’on puisse dire, c’est que les réactions qui ont suivi m’ont paru confuses. Or, si le centre-droit veut sauver ce siège et conserver la majorité au Conseil d’Etat, il n’y a qu’une stratégie possible : l’union sans faille derrière le candidat du PLR, en l’occurrence Pierre Maudet.
Pour trois bonnes raisons. Tout d’abord parce que cette élection sera très difficile à gagner. Une démission forcée en cours de mandat affaiblit toujours le parti qui la subit. Or l’Entente, et le PDC en tête, n’a aucun intérêt à voir le PLR plonger. Il serait difficile de se relever d’un échec cinglant. Face à une gauche gonflée à bloc par la perspective de regagner la majorité perdue de peu en 2009, il n’y a donc pas à discuter, malgré les tensions suscitées par l’élection d’Olivier Jornod au poste de procureur général en lieu et place de Christian Coquoz.
La seconde raison relève de la nécessité de tenir tête non seulement la gauche mais aussi à Eric Stauffer. Que dirons-nous si, par mésaventure, le président du MCG devançait le candidat PLR en mai prochain ? Dans quel état serait le centre-droit pour les élections de 2013 ?
Enfin, le candidat du PLR est le plus compatible possible avec les valeurs du PDC et du centre-droit. On a eu l’occasion de le constater depuis que Pierre Maudet est conseiller administratif. Les démocrates-chrétiens n’auront pas besoin de se pincer le nez pour voter pour lui.
Pressés, certains élus PDC se sont déjà hâtés de montrer qu’ils étaient à disposition si on les priait de se porter candidats. C’est prématuré. Car toute division serait fatale et nous porterait tort pendant longtemps. C’est peut-être dur à admettre, mais cette élection n’est pas la nôtre, c’est celle du PLR.








Commentaires

Cher Monsieur,
Je pourrais adhérer à votre message sous la réserve que des résultats concrets produit sous le bref mandat de Monsieur Maudet à la Ville soient produits et que les signes d'union que ce dernier à bien voulu montrer vis-à-vis des autres membres de l'entente de manière notoire soient visibles.
Je dois reconnaître avoir peine a trouver tôt ceci malgré le fait que votre message me semble refléter le bons sens qui vous anime.

Écrit par : tempestlulu | 05/03/2012

Nul doute que le PLR saura se montrer reconnaissant pour cette prise de position courageuse le moment venu. Malheureusement pour vous, cette élection n'est pas celle du PLR, c'est celle de toute la population genevoise, qui se moque de vos petits calculs qui sont à la base de l'état actuel de notre canton. Vous avez un train de retard M..Mettan (et ce n'est pas la premiere fois). Levez la tête de votre nombril et regardez par la fenêtre. Pas de vent sibérien pour garder la tête froide, mais de quoi échauffer les esprits : insécurité, chômage, pénurie de logements, embouteillages. Si l'on veut que cela continue et que rien ne change, il ne faut surtout pas élire Éric Stauffer, car avec lui la politique n'a qu'une seule définition: servir les interets de la population.
Je vois d'ici certains commentaires: "Stauffer n'a pas la manière, et il en a même parfois de mauvaises". Peut-être. Mais où donc les prétendues bonnes manières ont emmené Genève? Dans les cercles bienpensants destinés, comme leur nom l'indique, à tourner en rond dans une indéfectible auto-satisfaction.

Écrit par : mauro poggia | 05/03/2012

Il n'y a rien de surprenant dans le fait que M. Muller ( après s'être comporté comme une petite frappe de discothèque ) démissionne, même par un froid glacial. Tout comme il n'y a rien de surprenant, pour un PLR, à rédiger soi même et sur mesure le cahier des charges de son propre poste d'architecte cantonal ( Revue immobilière) ...Il n'y a rien de surprenant dans le fait que le Plan directeur ait été refusé par une grande partie des communes genevoises...Il n'y a rien de surprenant dans le fait que les communes françaises limitrophes bloquent leurs zones à bâtir (Le Temps). Etc...Il s'agit de gérer la chose publique et non pas de se pincer le nez au moment de l'élection, dans ce sens les suppôts des arroseurs parlementaires ont raison : c'est aux genevois/es de trancher et non au PLR.

Avis à tous les porteurs d'eau : Ne cédez pas aux provocations du cynique porte parole de ceux qui confondant espace public et entreprise privée, veulent précisément et tout comme vous, nous priver du droit de manifester dangereusement...

Écrit par : Ulises Nobody | 06/03/2012

Y a-t-il des raisons de voter M. Maudet pour le Conseil d'Etat ?

Certes, c'est un brillant politicien ou mieux un robot formé à la politique, mais il ne devrait briguer que des mandats législatifs. Sa gestion à la ville de Genève est pour le moins mitigée pour ne pas dire que son bilan est négatif, notamment du fait qu'il n'a jamais su mesurer les conséquences collatérales de ses décisions.

A la place de M. Poggia, j'aurai plutôt écrit : avec lui (Stauffer) la politique n'a qu'une seule définition : servir son ego.

Écrit par : Anarchique | 06/03/2012

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