Conseil national: « Pourquoi je me lance ! »

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Chers amis,

Comme vous le savez, je siège au Grand Conseil comme député indépendant depuis le début du mois d'avril. En effet, je n'ai pas souhaité pour l'instant rejoindre un autre parti et préfère poursuivre mes activités politiques en profitant de cette nouvelle liberté.

C'est dans cet esprit que je souhaite participer à la campagne aux élections fédérales qui auront lieu le 20 octobre prochain comme candidat indépendant au Conseil national. Je suis en train de recueillir les 200 signatures de citoyennes et citoyens suisses inscrits au registre électoral de Genève nécessaires au dépôt de cette candidature. N'hésitez pas à prendre contact avec moi si vous souhaitez vous y associer.

Le mouvement que je souhaite incarner s'appelle "Planète bleue" et, comme son nom l'indique, il entend mettre l'accent sur la défense de l'environnement, la lutte contre le réchauffement climatique, le combat pour la biodiversité, la préservation de l'eau, des forêts, des sols et de l'air. L'idée est aussi de favoriser la transition vers une économie moins axée sur la croissance à tout prix et de favoriser une agriculture, une industrie et des services plus locaux et moins gourmands en importations polluantes.

Planète bleue souhaite également mieux répartir les richesses et améliorer les conditions de production dans les pays du sud, ne serait-ce que pour limiter les effets des migrations qui sont toujours sources de détresse sociale.

Face aux tensions croissantes qui agitent notre monde, Planète bleue milite également en faveur d'un Conseil fédéral qui gouverne au lieu de gérer, et qui soit beaucoup plus actif, non seulement en matière de préservation de la nature, mais aussi en matière de sécurité, de santé et de protection de la population, et qui soit porteur d'initiatives en faveur d'une meilleure prise en considération du droit et de la justice dans les relations internationales.

Un programme plus détaillé sera mis en ligne à partir de la fin juillet sur le site www.planetebleue.ch.

Pour le reste, je reste fidèle aux valeurs et aux convictions qui ont été les miennes jusqu'ici. Le cas échéant, je suis prêt à en parler de vive voix avec vous si vous le souhaitez.


079 449 25 70 – guy.mettan@gmail.com

Lien permanent 6 commentaires

Commentaires

  • Dans ce contexte, écologique en l'occurrence, le seul objectif qui vaille est le dépassement du capitalisme, objectif qui n'est pas le vôtre, je présume. Le reste c'est de la rhétorique.

  • Détrompez-vous, je suis d’accord avec vous en ce qui concerne le l’ultracapitalisme actuel. Je pense que c’est l’ensemble du système productif et financier qui est à revoir, de l’investissement à la consommation finale en passant par toutes les étapes de la production.
    Mais historiquement vous avez tort: les socialismes soviétique ou chinois n’ont pas été moins destructeurs de l’environnement ni moins prédateurs que le capitalisme libéral.
    Le cas du glyphosate est emblématique: l’interdire est une étape urgente et nécessaire. Mais que fait-on avec les paysans qui ont investi, acheté des machines et des tracteurs avec notre bénédiction et qu’ils doivent maintenant rembourser, ou avec nos caisses de pension qui ont investi dans des entreprises chimiques, des assurances, des grands distributeurs, des industries de transformation alimentaire, etc et sur lesquelles nous comptons pour payer nos retraites ? Stigmatiser les paysans c’est se tromper de cible et c’est donc l’ensemble du système qui est à repenser.
    Alors commençons !

  • Merci pour votre prompte réponse et je vais essayer d'être aussi circonscrit que cette plateforme le permet. Sans être un expert en la matière, je vous ferais remarquer que Karl Marx est mort en 1883, la révolution russe eut lieu en 1917, la prise de pouvoir par Mao s'est déroulée en 1949 et celle de Castro en 1959. Marx est un critique du capitalisme et dresse un simple constat, constat sans appel par ailleurs. Au politique de trouver des solutions.

    Par conséquent ce dont le monde avait été témoin en Russie, et actuellement en Chine et Cuba, c'est l'instauration d'un capitalisme nouveau, le capitalisme d'état, que, il est vrai, Marx considérait comme étape intermédiaire, et que les politiques ont prolongée pour les raisons qu'on connaît.

    Pour en revenir à votre démarche, qui ressemble fort à celle des verts libéraux, c'est la transition écologique de l'économie à l'intérieur du capitalisme. C'est une illusion, pour une raison simple. La logique même du capitalisme exige une rémunération du capital sous forme d'un surplus de production, surplus forcément préjudiciable à l'environnement.

    Je me permets à cette occasion une petite parenthèse au sujet de la Chine. Si on applique le précepte capitaliste à la Chine (croissance économique et pouvoir d'achat), en faisant abstraction de la violation des droits de l'homme et la liberté d'expression, dont le capitalisme est également coutumier, celle-ci s'est avérée infiniment plus efficace.

    Depuis 2008, l'éclatement de la bulle financière, le revenu chinois moyen per capita a augmenté de USD 2'000 à USD 8'000, tandis que le salaire réel d'un ouvrier américain moyen se trouve, en 2019, au niveau de 1978.

    Une possible solution ? La démocratisation des moyens de production et la re-privatisation du service public. Au politique de définir ce qu'est le service public. Pourquoi ? Le service public privatisé coût plus cher parce que le privé doit rémunérer le capital. Cela n'a rien de dogmatique ni de complexe, dont le politique a parfaitement connaissance mais qu'il ne veut pas, dans bien des cas, que l'électeur sache.

    Il est temps qu'il y ait un débat décrispé par rapport à ces enjeux, ne serait-ce que par respect à la jeune génération. Par ailleurs, vous seriez peut-être intéressé à savoir que, dans le pays modèle du capitalisme néolibéral, les Etats-Unis, les auditoires du premier économiste marxiste américain, Richard D. Wolff, font salle comble depuis l'élection de Donald Trump.

  • Euh... parfois je me demande qui sont les simples. Le peuple, la masse souveraine, qui s'abreuve au discours dominant pour se former une opinion ?
    Les candidats à une fonction politique qui surfent sur ce trend pour se placer ?
    Ou simplement moi qui n'arrive pas à comprendre d'où vient ce sentiment que ces questions fondamentales ne se règleront pas par la politique, ou du moins son expression dans un système moribond qui n'a plus grand chose de démocratique.

  • "Une possible solution ? La démocratisation des moyens de production et la re-privatisation du service public."
    Vous vouliez dire déprivatisation j'imagine.

  • Veuillez lire re-nationalisation des services publics. mes excuses

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