D'Arolla à Evolène par le merveilleux Lac Bleu

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19e étape - Evolène
Arolla-Pramouss-Lac Bleu-La Gouille-Remointze-Mayens de la Crettaz-La Giette-Gouille d’Arbey-Evolène

La journée s’annonce tout à fait tranquille puisque l’itinéraire prévoit une decente en douceur du vallon d’Arolla. Mais sur les conseils de notre hôte, j’ai décidé de passer par les hauts pour regagner Evolène. Vers 9h15, j’engage donc dans le chemin de la Borgne jusqu’à Pramouss avant de bifurquer vers l’agréable chemin qui monte à travers les mélèzes et les arolles jusqu’au fameux Lac Bleu, qu’on atteint en une heure.
Ce petit lac mérite vraiment son nom : il est vraiment bleu, contrairement aux lacs alpins couleur jade, quand l’eau des glaciers se mélange au limon des moraines, ou couleur émeraude lorsqu’ils sont transparents. Un tronc d’arbre posé sur le fond lui donne un aspect de pureté cristalline, une apparence immaculée, qui fascine à juste titre les innombrables visiteurs qu’il attire. Heureusement, il est encore tôt et pas plus d’une dizaine de personnes occupent les rives. Cette eau si claire est tentante, mais peu s’y risquent tant elle est froide. Tant pis pour eux… Surtout qu’un peu plus loin un second petit lac, tout aussi beau, se cache discrètement dans les arbres.
Le chemin descend ensuite en pente douce le long des flancs de la vallée en évitant les barres rocheuses, avant de remonter assez fortement jusqu’à 2300 mètres, jusqu’à l’alpage de la Remointze. L’endroit parait désert, à tel point que ma venue attise la curiosité des vaches, qui semblent toutes contentes de s’offrir une distraction.

On redescend ensuite à travers les pâturages et les forêts en traversant des alpages parfois exploités, parfois abandonnés. Puis, au-dessus des Haudères, on emprunte un bon chemin plat à travers une forêt jalonnée par une exposition de photos consacrée aux carnavals masqués du val d’Hérens, jusqu’à la Gouille d’Arbey, au-dessus d’Evolène. C’est un lieu agréable avec un petit plan d’eau peu profond au milieu des prés. Facile d’accès, les familles amènent volontiers leurs enfants s’amuser avec les tritons peu farouches qui nagent au bord des rives.
Encore trente-cinq minutes de descente et on arrive à Evolène. La rue principale est toujours aussi animée et fleurie. Ce soir je suis invité chez des amis de la vallée et j’achète une bouteille de syrah et une tomme des Haudères dans la petite épicerie de Maurice Pannatier, attablé au café d’en face. Si les produits sont garantis frais du terroir, leur propriétaire comme son échoppe semblent tout droit sortir des années 1950. Qu’on le sache : ici on n’achète pas sans goûter ni commenter les qualités des différents vins... Une tranche de nostalgie qui tranche avec bonheur sur l’efficacité impersonnelle des supermarchés.
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Commentaires

  • Comment se fait-il que vous ayez crapahuté sans vous plaindre à travers nos vallées alpines alors qu'à Genève vos pieds ont tellement souffert?

  • Oui c’est bizarre et inattendu. Ça doit venir du fait de marcher sans arrêt sur du goudron chaud

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