Dernière étape : apothéose d’edelweiss au Pas de Lona!

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20e étape - Eison-A Vieille-Pointe de Tsevalire -Cabane des Bossons-Pas de Lona-Bendolla-Grimentz - dimanche 25 août 2019
À 8h30, départ des Masses, au-dessus d’Hérémence, pour rejoindre le hameau d’Eison-Crettaz et, de là, monter à pied sur le chemin raide en direction des Chalets d’Eison et de l’alpage de l’A Vieille. Nous sommes deux et plus de 1400 mètres de dénivellation nous attendent. A l’A Vieille, plutôt que de rejoindre directement le Pas de Lona , nous décidons de faire un détour sur la gauche, par la Luette et par la Cabane des Bossons en suivant l’arête sommitale du vallon de Réchy. Ce qui nous permet de grimper sur la Pointe de Tsevalire à 3025 mètres et d’ajouter un second 3000 à mon palmarès...
Bonne décision : le temps est absolument superbe et la vue sur les Diablerets, les Alpes bernoises, la Maya et le vallon de Réchy, le Mont-Blanc, les sommets d’Arolla, la Dent Blanche, le glacier de Ferpècle, le Cervin, le Weisshorn et tous les autres sommets est sans égale.
A la descente vers la cabane, une bonne surprise nous attend. Tout d’abord, nous retrouvons un smartphone et un portefeuille oubliés par un randonneur sur un banc près du col de Tsevalire. Par chance, ce dernier est toujours à la cabane, toute proche. Tout heureux de la récupérer ses biens, son propriétaire nous offre une bière. Et comme le patron a organisé une grillade et nous décidons de lui faire honneur.
Au moment de partir, arrive un groupe d’Anniviards de Saint-Luc, qui nous annonce avoir découvert un parterre d’edelweiss en contrebas du chemin qui descend vers le Pas de Lona: peut-on rêver mieux, pour terminer en beauté cette première partie du Tour du Valais à pied, qu’un tapis d’edelweiss ?
Je n’en ai encore jamais vues à l’état naturel et je ne veux pas manquer cette occasion. Vive les Anniviards ! Et en effet, derrière un petit monticule, des dizaines d’edelweiss s’étalent si discrètement qu’elles échappent au regard des randonneurs concentrés sur leur chemin. Si même la fleur mythique des alpes suisse se met à fleurir sur notre passage, c’est que le destin nous veut du bien !

Arrivés au col de Lona, nous nous séparons, mon ami redescendant sur le val d’Hérens pour récupérer la voiture tandis que je continue seul vers le val d’Anniviers. Je descends sur la droite en direction du lac de Lona, à un quart d’heure de marche. Ses eaux turquoise invitent à la dernière baignade de la saison. Pas âme qui vive! Difficile de comprendre pourquoi si peu osent goûter aux plaisirs des lacs alpins.
L’eau glacée fait toujours le même effet depuis que je l’ai essayée une première fois au lac de Tanay : elle vous emplit d’énergie et fait oublier la fatigue.
Le chemin descend ensuite à travers les éboulis et les rochers jusqu’à Grimentz, qu’on atteint en deux heures en passant par la station de ski de Bendolla.
Ce dimanche est la dernière étape de la première saison de mon tour du Valais à pied et en solitaire et un petit bilan s’impose. Durant ces 20 journées, à raison de six à huit heures de marche par jour, j’aurai en moyenne parcouru 20 kilomètres par jour et franchi une quarantaine de cols avec une dénivellation moyenne de mille mètres dans les deux sens. Soit, si l’on ajoute les journées d’entrainement, près de 500 kilomètres et l’équivalent de trois Everest à la montée et à la descente. Pas si mal pour un débutant dans la carrière de marcheur alpin. En tout cas très suffisant pour donner l’envie de continuer l’an prochain. Rendez-vous donc à l’été 2020 !

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