Pluie battante avant le sourire d’Hermance

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10e étape du tour des communes genevoises : Lullier – Jussy – Gy – Meinier – Corsier - Hermance
Après autre jours de pause pour soigner mes cloques, je reprends la route, pour les deux dernières étapes, là où je l’avais laissée, à Presinge. Si mes pieds vont mieux, aujourd’hui, c’est le ciel qui est dérangé. De grosses gouttes tombent dès l’arrêt de bus de Lullier, puis une pluie fine et enfin une pluie battante.
Mais la campagne genevoise a ses charmes, même sous la pluie. A condition d’éviter les éclaboussures des voitures de frontaliers qui vous frôlent à toute vitesse ! Le hameau de Lullier est charmant et il y a même de la douceur et de la nostalgie dans l’air. A Jussy, un pèlerinage à la mairie, où je me suis marié il y a 27 ans, s’impose. Elle a été entièrement rénovée et la secrétaire communale fait également office de buraliste postale. Petite café à l’auberge, qui a perdu sa terrasse depuis mon repas de noces, mais est restée très accueillante.
La pluie redouble d’intensité et la route vers Gy s’annonce pénible. Pas question de distribuer des papillons dans ces conditions. A Gy, où je n’étais pas revenu après mon discours du Premier Août en 2017, pas question de musarder non plus. Dommage, le village est absolument attachant.
C’est donc tout mouillé malgré mon équipement que j’arrive vers 13h au restaurant du Tilleul à Meinier, où je suis accueilli par Jean-Paul, sa femme Véronique et leur ami Jean-Marc. Ils sont tous natifs ou résidents du coin et rien de ce qui concerne Gy, Meinier, Corsier, Anières ou Hermance ne leur est étranger. La conversation va donc bon train. Ça fait du bien d’être au chaud, devant une bonne bouteille et de bavarder avec des amis.
Vers 14h30, la pluie s’arrête et nous faisons le tour des boites aux lettres du village avec Jean-Paul. Avec un arrêt au Coin meinyte, petit estaminet fort sympathique tenu par un ancien informaticien tessinois. Discussion au bar avec Philippe Desbiolles, dont la famille élève 300 têtes de bétail en bio. On parle élevage, culture, vigne, production bio… Bonne nouvelle, la relève est au rendez-vous : la jeune génération, ouverte aux nouvelles méthodes, est prête à prendre le relais.

Après quoi, nous partons pour Hermance, où les autres membres de la famille de Jean-Paul nous attendent. Re-café, re-distribution de papillons dans les rues du village, plus pittoresque que jamais. On ne se lasse pas d’arpenter les trois petites rues qui descendent vers le lac. En remontant vers la mairie, qui est sans doute l’une des plus belles du canton avec ses airs de châtellenie savoyarde, nous ne résistons pas à l’envie de pousser la porte. Chance, la sympathique et énergique maire, Karine Bruchez, prépare la prochaine séance du municipal : tout le monde se connait ou se reconnait, et trente minutes sont vite passées à discuter de la vie de la commune, du concert de chant de Noël, de la rénovation de la salle communale et autres projets en cours. Et des prochaines élections communales, qui approchent à grands pas.
On se souhaite mutuellement bonne chance et nous quittons tous après une photo sous les drapeaux. Je n’ai pas charge de mairie mais encore un bon chemin à faire pour regagner Corsier à pied. Je choisis l’itinéraire le plus beau mais le plus compliqué, en remontant le cours de l’Hermance le long de la frontière. Une découverte, c’est magique. Aussi beau que les bords de la Versoix, de l’Allondon ou de la Laire. A consommer sans modération.
Il me faut une bonne heure et demie pour atteindre Corsier. Il est 18h30, et je sens mes jambes après 21 km de marche. Il est temps de prendre le bus et de rentrer si je veux être en forme demain matin pour attaquer la dernière étape…
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