21/05/2007

Bal des lâches au Grutli: où est Guillaume Tell?

Iront-elles? N'iront-elles pas? Dans un de mes billets précédents, j'avais évoqué la saga du discours du Premier Août de nos deux présidentes confédérales, empêchées de d'exprimer sur la prairie fondatrice par la veulerie des élus locaux. Entretemps, l'affaire a éclaté dans la presse et n'est toujours pas close.

Les responsables des quatre cantons riverains continuent à se défausser. Le Conseil fédéral a ajouté une couche en refusant de mettre un franc pour participer aux frais de sécurité. Pascal Couchepin a même rajouté son grain de sel en désavouant sa collègues radicale Chreistine Egerszegi, présidente du Conseil National, en disant que s'il était président de la Confédération, il n'irait pas au Grutli. Je suis sûr que s'il avait été la cible de cet affront, il aurait réagi difééremment.

On est d'accord, le destin de la Suisse ne basculera pas parce que Micheline Calmy Rey et Mme Egerszegi n'auront pas pu se rendre au Grutli et auront dû se contenter de discourir dans une commune de Suisse romande (avis aux candidates!). Mais on ne m'enlèvera pas de l'idée que baster devant les skinheads néo-nazis le jour de notre fête nationale est une lâcheté indigne d'un pays démocratique et constitue un piteux déni de notre identité nationale. Sans parler de la muflerie que cette attitude suppose.

Les fiers-à-bras souverainistes sont prêts à sortir les hallebardes du placard quand l'Union européenne fait mine de rappeler à la Suisse ses obligations fiscales d'Etat partenaire de l'Union, mais ils se taisent quand des extrémistes à crânes rasés occupent le berceau symbolique de la Confédération.

Le Grutli est loin de Genève, mais comme citoyen suisse, je ne peux m'empêcher de trouver cette affaire lamentable et indigne. Fils et filles de Guillaume Tell, réveillez-vous!

 

09:27 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

15/05/2007

Ville de Genève: ça commence mal!

On allait voir ce qu'on allait voir! Hé bien, quinze jours après les élections du 29 avril, on a déjà tout vu: la nouvelle législature en Ville de Genève s'annonce aussi mal que la précédente. Et pour la même raison, à savoir l'ego flatulent des petits marquis de la majorité de gauche.

Les quatre dernières années ont été empoisonnées par les relations délétères qui régnaient au sein du Conseil administratif, pourtant à large majorité de gauche. Les affaires qui ont défrayé la chronique - celle des amendes de M. Hediger, celle de l'immeuble du 25 rue du Stand puis le lâchage public de ses collègues par Manuel Tornare - sont largement dues à l'incapacité des magistrats en place à faire preuve d'humilité, à reconnaître leurs torts. Ils sont si fiers qu'ils considèrent toute critique comme un crime de lèse-majesté. Ils se seraient excusés platement de leurs erreurs qu'elles auraient été ausitôt oubliées.

Et voici maintenant que cela recommence avec la répartition des dicastères. Par forfanterie, Manuel Tornare est allé déclarer à la presse qu'il allait remettre de l'ordre dans le Culture gérée par son collègue Mugny, tout en décrétant qu'il n'hésiterait pas à lâcher cette Ville qu'il prétendait aimer si passionnément sur ses affiches électorales dans les prochains 18 mois pour aller au Conseil d'Etat. Cherchez la cohérence!

Une chose est donc sûre: quelle que soit la solution finale, elle fâchera tout le monde car personne n'aura obtenu ce qu'il souhaitait au départ. Deux des quatre têtes de la majorité ont changé, mais les querelles de pouvoir et de territoire vont persister. Et cela durera tant que la coalition rose-verte disposera d'une trop large majorité. A trois, ils seraient contraints de faire front commun sans discuter, tandis qu'à quatre la voie est libre pour les divisions. De quoi faire sourire le cinquième, Pierre Maudet, à qui les autres ne pourront pas s'empêcher de laisser la portion congrue, et qui aura donc tout loisir de faire monter la pression dans le camp majoritaire...

09:32 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (2)

07/05/2007

OK pour Sarko. Avec un faible pour Ségo...

On ne mégotera pas sur la belle victoire de Nicolas Sarkozy, ni sur les qualités de son programme, qui est sans doute le plus apte à mettre fin aux rigidités françaises. Et on a pris note avec intérêt de la retenue, du respect et de l'esprit d'ouverture que le nouveau président a exprimés tout au long de la soirée. C'est une attitude nouvelle chez les vainqueurs des soirées électorales françaises.

Mais on ne nous empêchera pas d'avoir un petit faible pour Ségolène. Tout au long de la campagne, et jusque dans la défaite de dimanche soir, cette femme aura démontré une maîtrise d'elle-même, une présence et un sang-froid remarquables. Des qualités très présidentielles en somme.

D'autre part, une victoire de Ségolène eût signifié que la France avait déjà opéré sa mutation en profondeur. Elle aurait signifié que la gauche française avait réussi sa mue sociale-démocrate, abandonné ses archaïsmes et que la rénovation de la société françaises voulue par tous les candidats ne s'était pas arrêtée à la moitié de la France.

Pour que cette mue nécessaire se fasse, il ne reste donc plus qu'à souhaiter que la victoire de la droite aux législatives de juin ne soit pas trop massive et qu'une place substantielle soit réservée au centre et à la gauche moderne. Sinon, il y a fort à parier que la France, cédant à ses vieilles passions, ne fasse que reconduire, avec d'autres têtes, le stérile conflit droite-gauche à l'origine de ses blocages actuels.

 

08:34 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

04/05/2007

Micheline et Christine empêchées de Grutli? Réagissons!

Micheline et Christine censurées? Lors de son passage à Genève il y a quelques jours, la présidente du Conseil National, la radicale Christine Egerszegi, a lâché une petite information qui devrait faire bondir tous les démocrates: les deux premières femmes de Suisse, les deux "super nonas" comme elles s'appellent - la Présidente de la Confédération Micheline Calmy-Rey et elle-même, présidente du Parlement - n'ont toujours pas reçu le feu vert des autorités de Suisse centrale pour tenir leur discours du 1er août au Grutli.

La commission du Grutli composée des représentants des trois cantons riverains - Uri, Schwytz et Nidwald - tarde toujours à répondre à la demande que leur avaient adressées en janvier dernier nos deux présidentes. Elle craint des échauffourées avec les néo-nazis et skinheads qui manifestent régulièrement au Grutli le 1er août et espère que les deux gêneuses finiront par renoncer à leur projet.

Laisser la voie libre à l'extrême-droite et empêcher l'accès du Grutli aux deux plus éminentes femmes de Suisse le jour de la fête nationale? Ce serait un scandale. Mais c'est pourtant ce que les prétendus preux Waldstätten s'apprêtent à faire.

Insurgeons-nous! Pétitionnons! Protestons! On ne peut décemment pas laisser commettre pareil forfait sans réagir.

08:34 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

26/04/2007

Skier à Dubai, performance ou scandale?

Bref aller-retour à Dubai pour présider l’assemblée générale de l’Association internationale des Clubs de la presse (IAPC) et participer à l’Arab Media Forum, qui réunissait un bon demi-millier de professionnels des médias du Golfe et du Moyen-Orient sur le thème : développer les gens, développer les organisations. Dubai, qui veut détrôner Qatar comme capitale des émirats indépendants, vient en effet de se lancer dans une grande compétition médiatique avec Doha, illustrée par la création en 2003 de la châine TV Al Arrabyia, destinée à réduite l'influence de la qatariote Al Jazira.

 

Je n'y ai pas croisé Federer, qui y a installé son pied à terre, mais, comme toutes celles et tous ceux qui ont visité cette bande de sable déserte, j'ai été frappé: cette ville est devenue le symbole d'une démesure, mais ausi d'une énergie, d'un dynamisme inouïs.

Entre l'aéroport et l'hôtel, j'ai compté pas moins de 50 tours en construction. Pas d'arbres, mais une forêt de grues géantes. Une centaine de nouveaux hôetls et deux nouvelles viles entières - dont la célèbre Ville-Palmier à 30 milliards de dollars - étaient déjà sorties de terre depuis ma dernière visite il y a cinq ans.

Et tout cela sans la moindre goutte de pétrole, le génie du coin consistant à pomper les pétrodollars des pays voisins pour les investir dans des centres commerciaux, des hôtels et des centres de loisirs!

Dans un tel contexte, est-ce si surprenant de construire une piste de ski en plein désert? En bon Suisse, impossible d'ignorer cette parodie hi-tech de nos stations alpines. Logé dans une centre commercial hyper-luxieux attenant à l'Hôtel Kempinski, le long boyau de métal, de 500 mètres de long, une centaine de mètres de dénivellation et de largeur, abrite une vieux télésiège POMA des années 60 et un petit téléski à assiettes le long de la paroi. Au milieu de la piste, un Avalanche Café reçoit les skieurs. L'abonnement Ski-Data porte la curieuse mention "Bernex - Dent d'Oche" et coûte 20 francs les deux heures, équipement compris. Neige artificielle un peu lourde mais agréable. Température forcément rafraîchissante après la moiteur du désert. Bref, une expérience divertissante, genre Disneyland, à défaut d'être parfaitement écolo-correcte.

Mais ici encore, les organisateurs ont réponse à tout: la gestion de l'énergie est optimale, le tube qui abrite les installations est parfaitement isolé et le bilan écologique meilleur que celui d'une station des Alpes qui attire les visiteurs étrangers après un long voyage en avion. Le débat est donc ouvert...

08:46 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (1)

23/04/2007

Bayrou s'invite au 3e tour

On peut tirer deux leçons du premier tour des élections présidentielles françaises.

La première, c'est que, contrairement à tout ce qu'on a pu lire et entendre en Suisse sur la légèreté française, l'absence de fond de la campagne, la pauvreté intellectuelle des candidats et leur manque de vision économique et internationale, les Français ont très massivement pris conscience des enjeux de ces élections.

La preuve? Un taux de participation historique dans l'histoire de la Ve République. Les Français sont donc loin d'être aussi "repliés sur eux-mêmes", "obnubilés par leur drapeau" et creux que de nombreux commentateurs romands très condescendants ont bien voulu le dire.

Le second fait frappant est le bon score du centre malgré les appels pressants au vote utile. Par dépit et méfiance à l'égard des élites, les Français fatigués du face à face gauche-droite avaient tenté Le Pen en 2002. Ils ont ont aujourd'hui voté utile en choisisant Bayrou. Ce recentrage, ce retour au rationnel, font du candidat du centre l'un des vainqueurs possibles du troisième tour, c'est à dire des élections législatives de juin.

La victoire de Nicolas Sarkozy ne fait en effet pas de doute. Mais si Bayrou et son parti réussissent à s'imposer comme une troisième force charnière en juin, alors la France pourrait s'éviter cinq nouvelles années de combat gauche-droite stérile et entamer un vrai programme de réformes, équilibré et partagé par tous et pas seulement destiné à favoriser une seule moitié du pays.

 

 

 

08:07 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

19/04/2007

Genève, ton compte est bon!

205 millions de boni au lieu de 292 millions de déficit, des charges de personnel enfin contenues, des dépenses générales en baisse: les comptes 2006 de l'Etat de Genève sont enfin dans le noir. On n'avait plus vu ça depuis 1987.

C'est une satisfaction pour la République et une consolation pour le soussigné qui s'était fait houspiller au moment du budget, lorsqu'il avait osé pronostiquer que les résultats seraient bien meilleurs qu'escomptés grâce à la conjoncture.

Faut-il pavoiser pour autant? Non, bien sûr.

D'une part les résultats restent très volatils. 500 millions de mieux une année peuvent très se transformer en 500 millions de moins l'année d'après, si la conjoncture se retourne. Il va falloir payer les 90 millions de plus que Berne nous réclamera dès 2008. Et la dette continue d'augmenter de 460 millions et dépasse les 13 milliards, même si elle devrait resdecendre un peu cette année.

Et enfin, c'est maintenant que les choses difficiles vont commencer. Car les dépenses de l'Etat ont toujours tendance à exploser quand la conjoncture est bonne. On l'a vu en 2000-2001: un milliard de dépenses en plus en un an! Les boni encouragent tous les bénéficiaires de l'Etat - syndicats, subventionnés, services - à réclamer plus sous prétexte qu'ils se seraient serrés la ceinture les années précédentes. Les élus, conseillers d'Etat et députés, vont devoir redoubler de fermeté pour résister aux chants des quémandeurs...

Le compte est bon, mais pourvu que ça dure.

 

10:55 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)

17/04/2007

Des fusils et des balles

Peut-on continuer à garder son fusil militaire et sa boîte de cartouches à la maison?

Après le carnage de Virginie et le massacre du forcené de Baden qui tue un vieillard parce qu'il s'est engueulé avec le patron du casion local, cette position est devenue franchement indéfendable.

Je n'ai pas de fusil ni de balles dans mes armoires mais je dois dire que, jusqu'ici, j'ai été plutôt favorable au maintien de l'arme militaire à la maison, par attachement à Guillaume Tell, par fidélité à une des traditions les plus typiquement suisses. Mais après Columbine, Zoug, Baden et Virginia Tech, il faut se faire une raison: rendons les fusils et les cartouches aux arsenaux militaires.

Car les faits montrent que ces événements sont parfaitement similaires. Si la violence collective tend à diminuer en Occident  - quoique la violence dans les stades permette d'en douter - tout montre qu'elle tend à se privatiser, à s'incarner dans les individus. Entre le forcené de Zoug et celui de Virginia Tech, il n'y a pas de différence. Ce phénomène d'invidus instables qui pètent les plombs et massacrent leurs concitoyens avant de se faire sauter la cervelle se généralise dans tous les pays où l'accès aux armes est facile.

La Commission de sécurité du Conseil des Etats a ouvert une brèche hier en acceptant d'interdire les munitions à domicile mais pas le fusil. Art de couper la poire en deux? Demi-mesure? Oui, à coup sûr, mais c'est déjà un premier pas.

 

 

 

 

09:25 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (4)

03/04/2007

Votre premier billet

Bonjour,

Merci d'avoir créé votre blog sur notre plateforme. Vous pouvez dès à présent bloguer librement, mais nous vous conseillons de paramétrer d'abord votre blog à l'aide de quelques menus simples qui se trouvent sur la colonne de gauche de votre administration:

1. Paramétrer le blog

Sous Paramètres / Blog, vous pouvez donner un nom à votre blog. C'est ce nom qui apparaîtra dans les pages d'index. Vous pouvez également mettre un sous-titre et une description qui permettra aux moteurs de recherche de mieux vous trouver.

2. Paramétrer les commentaires

Sous Paramètres / Commentaires, vous pouvez choisir si vos visiteurs peuvent commenter librement vos billets ou si vous préférez les modérer (les lire) avant d'autoriser la publication.

3. Décrivez-vous

Sous Auteur, Editer Auteur, vous pouvez insérer toutes les caractéristiques personnelles que vous désirez. Et vous pouvez choisir lesquelles vous voulez voir publiées lorsqu'un visiteur cliquera sur le lien "A mon propos" de votre blog.

4. Choisissez les catégories de vos billets.

Au moment de la création de votre blog, vous avez choisi une catégorie générale pour votre blog, celle qui apparait en troisième colonne de l'index de nos blogs. Mais vous pouvez aussi catégoriser vos billets à l'intérieur de votre blog (les catégories qui apparaissent en 2e colonne de votre page d'accueil). Allez dans Notes / Catégories, et choisissez celles que vous voulez.

5. Ecrivez votre premier billet

Ceci fait, lancez-vous dans la rédaction de votre premier billet. Dans Notes / Nouvelle note, vous pouvez lui donnez un titre, une catégorie , et écrire jusqu'à... 65'535 caractères. A l'aide du menu au-dessus du texte, vous pouvez insérer du gras, de l'italique, faire des listes, insérer des liens hypertextes ou des images. Lorsque vous avez terminé, il suffit de cliquer sur "Bloguer ceci!" pour que votre billet soit publié.

6. Corriger un billet paru

Personne n'est parfait. Pour corriger un billet paru, aller sous Notes / Editer une note. Vous pourrez modifier n'importe quel billet déjà rédigé. C'est également là que vous pourrez effacer un billet, comme par exemple ce premier billet que nous avons placé pour vous.

7. Editer et corriger des commentaires

Dans Notes / Commentaires, vous pourrez intervenir également sur les commentaires liés à vos billets. C'est également là que vous pourrez les publier si vous avez choisi l'option Commentaires modérés.

8. Créer une liste de liens

Sous Liens / Liens, vous pouvez créer une liste de vos liens favoris qui seront affichés en 2e colonne de votre blog.

9. Voir votre audience

Sous Statistiques / Webalizer, vous pourrez suivre jour après jour votre succès et découvrir combien de visiteurs sont venus lire vos billets.

10. Envoyer des billets par votre téléphone mobile 

Vous pouvez bien évidemment consulter votre blog sur votre téléphone mobile en reprenant l'adresse de votre blog et en la terminant par /mobile

Vous pouvez également envoyer des billets depuis votre téléphone mobile. Pour cela, il vous suffit de créer une adresse e-mail dans Auteur / Editer Auteur. Puis, depuis votre téléphone mobile, créer un MMS que vous enverrez à cettre adresse pour publier votre billet. 

Bonne chance!

09:47 Publié dans Général | Lien permanent | Commentaires (0)