Rue de la Terrassière - Page 8

  • Les métiers du bâtiment en grande forme

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    Discours prononcé à l'occasion de la pose de première pierre du centre de formation dela Fondation Avenir Bâtiment à Pont-Rouge le 24 juin 2010

     

    Il y a exactement 7 mois, nous inaugurions la dernière Cité des Métiers dans la laquelle votre fédération exposait aux futurs apprentis les innombrables facettes des métiers du bâtiment. Vous aviez alors montré le rôle important que vous jouiez non seulement comme créateurs d’emplois dans notre canton mais aussi comme formateur des jeunes.

     

    Aujourd’hui, vous allez encore plus loin, en construisant le premier bâtiment entièrement dévolue à la formation professionnelle et à la formation continue de l’ensemble des métiers de la construction. A côté de la formation technique, vous avez souhaité aussi mettre l’accent sur la formation en matière d’hygiène et de sécurité. L’accident tragique du Pont de l’Ile nous rappelle en effet, à nous autres qui vivons douillettement à l’abri de nos bureaux, que vous exercez des métiers dangereux. A côté de votre centre de formation, vous allez aussi accueillir des studios et divers services pour les jeunes en formation, telle que la Fondation officielle de la jeunesse. C’est un geste d’ouverture à souligner, tellement il devient difficile pour les jeunes de s’insérer dans la vie professionnelle.

     

    C’est donc un engagement impressionnant, emblématique, que vous prenez et dont vous pouvez être fiers. A une époque où notre canton a tant besoin de construire mais où les résistances et les blocages refusent encore de céder, ce que vous faites aujourd’hui est un puisant acte de foi dans l’avenir, dans l’avenir de vos métiers et dans l’avenir de notre canton.

     

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  • La Libye fait fort aux Droits de l’Homme

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    Obama et l’Amérique l’ont échappé belle ! La dernière session du Conseil des droits de l’homme vient de s’achever et a donné l’occasion à Amnesty international de publier un rapport aussi justifié que dévastateur sur les droits de l’homme en Libye. Mais ce fait n’empêche pas la Libye d’être un acteur majeur du Conseil. Il y a quelques années, ce pays avait réussi à faire élire une présidente libyenne à la tête de l’assemblée. Et il y a dix jours, une coalition de pays a proposé que la Libye devienne l’un des trois pays examinateurs de la situation des droits humains… aux Etats-Unis ! L’une des plus grandes démocraties du monde jugée par une dictature ! On imagine le scandale à Washington. Finalement le droit de veto a permis de conjurer la menace. Une leçon que les Genevois soucieux de conserver la Genève internationale devraient méditer : la Libye, ce n’est pas seulement Khadafi et ses foucades, c’est aussi 35 pays africains et 50 pays islamiques…

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  • Genève au service de la paix et de la diversité

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    Tout à l’heure, tout près d’ici, nous avons tenu les Premières assises transfrontalières franco-valdo-genevoises en présence des élus de France et des cantons de Vaud et de Genève. Elles avaient pour but d’esquisser une nouvelle gouvernance pour la région, dont la Genève internationale est l’un des plus beaux fleurons. C’est pourquoi, ce soir, je suis particulièrement heureux d’accueillir les nombreuses personnalités de la Genève internationale que j’ai le plaisir de côtoyer depuis 12 ans, ainsi que tous les amis vaudois et français qui ont accepté de se joindre à nous.

     

    La rencontre amicale de ce soir prend donc un relief singulier, d’une part parce qu’elle s’inscrit dans le cadre élargi de la collaboration franco-valdo-genevoise, et d’autre part parce qu’elle inaugure un événement qui n’arrive qu’une fois tous les dix ans, à savoir la journée portes ouvertes des Nations Unies. Pendant deux jours en effet, et pour la première fois depuis l’année 2000, Genevois, Vaudois et voisins français pourront, durant tout le week-end, découvrir quelques-unes des multiples facettes de la Genève internationale.

     

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  • Pour une nouvelle gouvernance de la région

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    J’ai le plaisir d’ouvrir les Premières assises transfrontalières franco-valdo-genevoises et, au nom du Grand Conseil de la République et canton de Genève, vous souhaite la bienvenue.

    Avant toute chose, j’aimerais remercier les deux coprésidents de ces assises, M. Etienne Blanc, député, maire de Divonne et président du Syndicat mixte de l’ARC qui rassemble les élus français des territoires limitrophes de Genève, et M. Laurent Chappuis, président du Grand Conseil du canton de Vaud, sans le soutien desquels cette assemblée n’aurait pu avoir lieu.

    Le 7 décembre dernier, peu après le vote favorable des Genevois pour le CEVA et à l’occasion de la prestation de serment du Conseil d’Etat, nous avions en effet souhaité élaborer un nouveau projet de gouvernance pour la région franco-valdo-genevoise en construction. Cette région, on le sait, c’est 800 000 habitants et une centaine de communes de part et d’autre des frontières genevoises, et c’est deux cantons, deux départements et deux pays.

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  • Tous à l’ONU les 5 et 6 juin

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    On ne le répétera jamais assez, la Genève internationale c’est 200 ambassadeurs, 30 organisations internationales, 300 ONG, 35 000 emplois et 5 milliards de francs de contribution annuelle au produit cantonal brut. C’est donc du solide, du crédible, du tangible.

    Mais la Genève internationale, c’est bien plus que cela : c’est le creuset dans lequel s’élaborent les règles de la gouvernance sociale, commerciale, sanitaire, humanitaire, climatique, technique et militaire de la planète. C’est le cœur de la diplomatie multilatérale ou, si l’on veut adopter le jargon des politologues anglo-saxons, l’un des deux ou trois centres mondiaux du « soft power ». Pour Genève, cette vocation est encore plus déterminante car c’est elle qui lui assure sa réputation internationale et fait que la plupart des sept milliards d’êtres humains savent à peu près où la situer sur la carte du monde.

    C’est pour découvrir quelques-unes des facettes multiples mais pas toujours connues de la Genève internationale que l’Office des Nations Unies à Genève, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI), le bureau régional du Programme des Nations Unies pour l’Environnement et le Bureau international pour la Paix (BIP) ont organisé, avec l’aide de la Confédération, du canton et d’organisations locales comme la Fondation pour Genève, l’association Agir et Mandat international, un week-end portes ouvertes, le premier depuis l’année 2000.

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  • Construire à Genève, un acte courageux

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    Discours prononcé le 20 mai 2010 à l’occasion de l’inauguration de l’Assemblée générale de la SSE Section Genève

     

    Tout d’abord mile mercis de m’avoir incité à votre assemblée générale et de me donner l’occasion de vous adresser quelques mots à cette occasion. Depuis des années, je frappe à la porte de mon ami Gabriel Barillier pour être admis dans le cercle très exclusif des députés qui soutiennent le bâtiment. Mais contrairement à l’école genevoise, l’admission n’est pas automatique et il faut travailler dur pour réussir cet examen.  J’espère donc aujourd’hui être jugé apte à entrer dans ce prestigieux cénacle.

     

    J’ai conscience que l’exercice qu’on me demande ce soir n’est pas facile, tant les tensions entre le monde politique et les milieux de la construction sont vives en ce moment dans notre République. J’ai conscience de la profonde déception de beaucoup d’entre vous suite à l’attribution des lots du CEVA, qui est venue s’ajouter à la frustration légitime engendrée par les blocages incessants qui entravent la réalisation des grands projets de construction de logements et d’infrastructures dont notre canton a pourtant tant besoin.

     

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  • Ben Brik ou l’arroseur arrosé

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    Depuis dix ans, nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion d’évoquer dans nos articles, et dans ce blog, les relations tumultueuses entre les opposants et les partisans du régime tunisien. En tentant chaque fois de mettre en garde contre les faux-semblants et de faire la part des choses entre les nobles intentions et la dure réalité des faits. Cette fois-ci, la chronique devient franchement cocasse avec les derniers démêlés que l’un des plus médiatiques opposants au Président Ben Ali, je veux parler de Taoufik Ben Brik, vient d’avoir avec la justice française.

    Il y a quelques années déjà, Ben Brik s’était illustré par une grève de la faim qui s’était terminée en eau de boudin, si j’ose dire, parce qu’on avait découvert qu’il dévorait des cuisses de poulet en cachette. C’est très bien de manger du poulet mais c’est un régime alimentaire peu recommandé par les grévistes de la faim.

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  • L’ONU et les SIG passent au vert

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    Rencontre au sommet entre le canton de Genève et les Nations Unies sur le thème « Après Copenhague, comment développer les initiatives locales ? » Réunis à l’invitation des Services industriels de Genève (SIG), une centaine d’invités genevois et internationaux ont écouté Sergei Ordhzonikidze, le directeur général de l’ONUG, Jerry Lengoasa, secrétaire général adjoint de l’Organisation mondiale de la météorologie, Isabel Rochat, conseillère d’Etat en charge de l’énergie, et André Hurter, directeur des SIG, présenter les projets et les stratégies destinées à concrétiser les objectifs de Copenhague. En huit ans, la consommation de fuel de l’ONUG a été réduite de 20% et celle de l’eau de 40% soit une économie de 4,5 millions de dollars. Les SIG collaborent au programme « Greening the UN » grâce notamment à la pose de panneaux solaires et à la centrale de réfrigération et de chauffage avec l’eau du lac. A elle seule, l’ONU représente 2’800 bureaux, 9000 réunions et 16 000 voyages par an. Bref, le potentiel de développement et de coopération en matière d’économies d’énergie est immense.

     

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  • Oui aux minarets, non à la burqa !

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    Après le vote du Parlement belge, les controverses françaises et la motion argovienne, le débat sur la burqa revient en force sur la scène suisse. Et il faut qu’il ait lieu car autant l’initiative contre les minarets était contestable, autant une interdiction de la burqa paraît, cette fois-ci, raisonnable.

    Car c’est l’idée du progrès, de la civilisation, de l’art du vivre ensemble qui est en jeu. En s’attaquant aux minarets, on s’attaquait au principe même de la liberté de croyance et de pratique religieuse, chèrement acquis au cours des siècles, et base même de la conception moderne de la laïcité qui est l’un des fondements de nos sociétés contemporaines. Même si les minarets, comme les clochers, ne sont pas indispensables à la prière et à la foi, ils font partie intégrante de la culture religieuse musulmane et il ne viendrait à l’idée de personne de bonne foi de le contester. C’est pourquoi il fallait combattre l’initiative contre les minarets.

     

     

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  • Veyrier-Etrembières sans frontières

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    Messieurs les Maires,

    Monsieur le Député et Monsieur le Sénateur de Haute-Savoie,

    Mesdames et Messieurs les maires-adjoints, les conseillers administratifs et les élus municipaux,

    Chers amis,

     

    Avant toute chose, j’aimerais vous remercier de m’avoir invité à l’inauguration de la manifestation « Veyrier-Etrembières sans frontières ». Tout à l’heure, de façon très symbolique, nous avons coupé le ruban qui marquait la frontière entre Genève et la Haute-Savoie, entre la Suisse et la France. Ce geste, mieux que mille discours, abolit la frontière qui nous a trop longtemps séparés.

     

    Si nous voulons abolir la frontière, ce n’est pas pour gommer toute différence entre Savoyards et Genevois – l’histoire nous a faits différents et c’est aujourd’hui une chance bien davantage qu’un handicap, sinon que deviendrait notre belle fête de l’Escalade et pourquoi nos amis français fêteraient-ils les 150e anniversaire du rattachement de la Savoie à la République française ? Mais c’est parce que nous voulons construire ensemble une région à taille humaine, une région qui existe dans l’espace francophone et qui trouve sa place dans l’espace européen.

     

    Il est emblématique aussi parce qu’il vient de la base, des communes, qui constituent dans nos deux pays le premier noyau de la participation citoyenne à la vie démocratique. Une région se construit par le bas et ne se décrète pas dans les cabinets ni dans les capitales, ce qu’il faut parfois rappeler aux pouvoirs centraux, pas toujours attentifs aux besoins des provinces, et parfois mêmes soupçonneux quand celles-ci prennent des initiatives. Je tiens donc à remercier les communes de Veyrier et d’Etrembières qui ont décidé, ce soir, de montrer concrètement la voie à suivre pour construire ensemble notre région, en organisant plus de 70 manifestations en 15 jours.

     

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  • Le génocide arménien, une cause vivante

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    Monsieur le représentant de la République d'Arménie,

    Monsieur les représentants des autorités religieuses,

    Madame et Messieurs les représentants des associations arméniennes de Suisse romande,

    Madame et Messieurs,

    Chers amis,

     

     

    Permettez-moi d’abord de vous remercier de m'avoir permis de me joindre à vous pour la commémoration de cet événement tragique mais majeur de l'histoire du XXe siècle que fut le génocide du peuple arménien voici maintenant 95 ans.

     

    Cet honneur me touche particulièrement parce que je pense que celles et ceux qui en ont souffert et en souffrent encore aujourd'hui sont doublement victimes de l'injustice de l'histoire et de l'injustice des hommes.

     

    Ils le sont doublement parce que non seulement ils ont souffert dans leur chair de la disparition physique de leurs proches et de tout leur peuple, par la famine, la déportation, les marches forcées et toutes les formes possibles d'extermination. Mais aussi parce qu'ils doivent continuer à en souffrir parce que trop souvent, trop de gens, trop de pays, trop d'Etats continuent à refuser de reconnaître le génocide dont ils ont été victimes.

     

    On le sait, le génocide des Arméniens fut le premier des génocides du XXe siècle. Mais alors que tous les autres ont été reconnus et sanctionnés par des tribunaux pénaux exceptionnels - l'Holocauste avec le Tribunal de Nuremberg et les procès qui ont suivi en Israël, le génocide cambodgien avec l'actuel tribunal qui vient de se réunir à Phnom Penh, le génocide rwandais avec le tribunal pénal d'Arusha et le massacre de Srebreniça avec le tribunal de la Haye - celui des Arméniens en 1915 reste encore largement ignoré dans le pays même qui l'a commis. Pire, les Turcs qui luttent pour le faire reconnaître sont souvent pourchassés quand ils ne sont pas assassinés par des extrémistes négationnistes. A ce propos, je suggère que nous exprimions notre solidarité avec les habitants du Kivu, dans l'Est du Congo, dont 5 millions de personnes ont déjà été massacrées dans l'indifférence générale.

     

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  • En attendant le président suisse…

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    Comme Godot, la réforme du Conseil fédéral se fait attendre sans qu’on la voie vraiment venir. Le mois dernier, Doris Leuthard a montré qu’elle avait conscience du problème et a lancé l’idée d’une présidence étalée sur deux ans et d’un Conseil fédéral flanqué de nouveaux secrétaires d’Etat. Cette proposition a immédiatement suscité les quolibets des esprits forts qui se sont gaussés publiquement des « réformettes » mais qui, dès que les micros sont fermés, se débrouillent toujours pour faire capoter toute réforme.

    Il est vrai que le système suisse est pratiquement impossible à modifier à cause des droits populaires : le peuple n’accepte jamais volontiers qu’on touche à ses prérogatives et il a raison. Il se méfie même quand on fait semblant de vouloir lui en donner davantage, comme le font l’UDC et les socialistes en réclamant une élection du Conseil fédéral par le peuple. L’autre obstacle à la réforme est qu’on ne change pas une formule qui a fait ses preuves depuis des décennies, malgré ses défauts. L’équilibre des différents pouvoirs fonctionne et tirer un fil d’un côté revient à défaire tout l’écheveau.

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  • Le prisonnier de la guerre de l’uranium kazakh

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    En mai 2009, Muktar Dzakishev, le patron de la société d’exploitation de l’uranium kazakh est brutalement arrêté et mis au secret dans une prison kazakh sous des accusations de détournement de fonds et de corruption. Son garde du corps est torturé, il est privé pendant de longs mois de toute relation avec l’extérieur, de visites de sa famille tandis que son avocat n’a pas accès au dossier. Souffrant d’hypertension aggravée, il ne peut pas non plus recevoir de visite médicale appropriée. Le 12 mars dernier, dans un procès à huis clos, il est condamné à 14 ans de prison.

    Plusieurs organisations de défense des droits de l’homme se sont alarmées de cette violation des droits du prisonnier, contraire aux accords signés par le Kazakhstan. UN Watch et la genevoise Organisation mondiale contre la torture (OMCT) se sont mobilisées pour dénoncer une grave atteinte aux droits de la personne par un Etat qui se trouve justement présider cette année l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et qui devrait à ce titre se montrer exemplaire.

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  • Les fronts bougent en Corée du Nord

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    Dans la Genève internatuionale, l’actualité de mars tourne principalement autour de la session du Conseil des Droits de l’homme. Cette semaine, deux rapports importants seront présentés, celui sur le Myanmar (Birmanie), dont la junte militaire ne cesse de jouer au chat et à la souris avec l’opposante Aung San Suu Kyi, et celui sur la Corée du Nord, qui semble sortir de son isolement autiste. Outre le fait que l’ambassadeur nord-coréen en Suisse, proche du régime, a quitté Berne après des décennies de bons et loyaux services, il faut noter la première visite d’un secrétaire général adjoint des Nations Unies à Pyongyang depuis des lustres et la visite prochaine de la patronne de l’OMS Margaret Chan. En revanche, les quatre rapporteurs spéciaux chargés d'examiner les détentions secrètes ont repoussé à la session de juin la présentation de leurs rapports, jugés trop brûlants pour être discutés par ces temps de frimas persistants…

     

     

    →Le 2e Sommet de Genève pour les Droits de l’Homme, la tolérance et la démocratie a également eu lieu la semaine dernière en marge du CDH. Réuni à l’initiative d’une vingtaine d’ONG, dont UN Watch, la LICRA et Freedom House, il a donné la parole pendant deux jours à des dissidents, des anciens prisonniers politiques et diverses personnalités des cinq continents : Iran, Corée du Nord, Afghanistan, Chine, Cuba, Birmanie, Tibet, Soudan, Zimbabwe ont ainsi passé sur le gril à travers de nombreux débats: liberté d’expression, élections libres, dissidence et autoritarisme, censure, génocide et défi humanitaire.

     

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  • Timor et Djibouti à la une

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    →Le président du Timor Oriental Jose Ramos Horta était également à Genève dans le cadre de la session du CDH. Le Prix Nobel de la paix 1996 a profité de sa visite pour rappeler que la page des épreuves de 2006 est bien tournée et que la seule république chrétienne d'Asie est désormais en tête de la croissance économique de la région, avec 14% de croissance en 2009 et autant cette année. L'insécurité et la petite criminalité ont pratiquement disparu.  Les investissements dans le tourisme (des fonds marins et des montagnes magnifiques), l'agriculture, le pétrole et gaz sont en train de boumer. La vie politique reprend des couleurs après les élections de 2007. Bref, après des décennies de turbulences, les Timorais-Orientaux semblent retrouvent le goût d'une vie normale.

     

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    Petit coup de projecteur sur un autre petit pays qui pourrait bientôt devenir grand: Djibouti. L’ambassadeur djiboutien à Genève, Moahamed Siad Douale, s’active pour faire connaître cette ville-port d'un million d'habitants qui pourrait devenir le Singapour ou le Hong Kong de l’Afrique. Grâce à sa position stratégique, à son rôle commercial et portuaire, et à sa neutralité entre les géants de l’Afrique de l’Est, la petite république de la Corne de l'Afrique pourrait être au développement du continent africain ce que les tigres asiatiques ont été au démarrage économique de l’Asie.

     

     

     

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  • Une synagogue ouverte sur le monde

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    Discours prononcé le 15 mars 2010 à l’occasion de l’inauguration de la nouvelle maison communautaire du Groupe israélite libéral de Genève

     

    Messieurs les rabbins et les représentants des communautés religieuses,

    Monsieur le président du GIL

    Monsieur le Conseiller d’Etat,

    Monsieur le procureur général,

    Mesdames et Messieurs, cher amis,

     

     

    Quand MM. Schwok, Brunschwig et Garaï m’ont aimablement invité à l’inauguration de la nouvelle maison communautaire de la Communauté israélite libérale de Genève, j’ai immédiatement répondu oui. D’abord parce que je ne peux peut résister pas au plaisir d’écouter un concert de Chofar des Alpes ! J’avoue que jusqu’à ce soir je n’avais jamais fait le lien entre le cor des Alpes et le chofar. Mais je vous assure que désormais ces deux instruments resteront à mes yeux associés pour toujours !

     

    Ensuite,  parce que c’était l’occasion pour moi de poursuivre les échanges que nous avons pu développer avec le rabbin Garaï au cours de débats publics et du festival francophone de philosophie que j’ai créé voici cinq ans et auquel il a participé. Et enfin, parce que cela me donne l’opportunité d’évoquer avec vous certaines préoccupations que, j’en suis sûr, vous partagerez avec moi.

     

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  • Des ONG, oui, mais crédibles !

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    On le sait depuis Montesquieu, l’essence même d’une société harmonieuse et démocratique repose sur l’équilibre des pouvoirs. Pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire doivent être indépendants les uns des autres tout en restant comptables de leurs actes auprès du peuple souverain qui leur a confié ses destinées.

    Pendant des décennies, la vigilance démocratique a longtemps été exercée par la presse, qu’on a pu appeler le quatrième pouvoir. Mais depuis l’éclatement de la sphère médiatique, l’affaissement des grands éditeurs indépendants et la crise des médias traditionnels, le quatrième pouvoir s’est affaibli. Parallèlement, depuis une vingtaine d’années, on a assisté à l’émergence d’un nouveau pouvoir qui tend peu à peu à prendre la place des médias, celui de la société civile. Partout fleurissent des ONG qui interviennent dans le domaine jadis réservé des Etats.

    Pourquoi pas ? Après tout, chaque société a besoin de contre-pouvoirs. Mais encore faut-il que ceux-ci soient crédibles, transparents et démocratiques. Or, c’est loin d’être le cas. Nombre d’ONG cèdent à la même tentation que les gouvernements qu’ils critiquent, à savoir qu’ils confondent les moyens avec la fin, la critique devenant un but en soi et non le moyen d’obtenir davantage de démocratie et d’équité.

     

     

     

     

     

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  • 105 interprètes en 72 langues

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    La prochaine édition du magazine Votre Croix-Rouge me donne l’occasion de revenir sur une activité de la Croix-Rouge genevoise dont nous avons encore peu parlé jusqu’ici : l’interprétariat communautaire. L’an dernier, le service a atteint le chiffre record de 17'653 heures effectuées par l'ensemble des 105 interprètes Croix-Rouge, qui travaillent dans 72 langues et dialectes différents.

    Le but du service est de permettre aux migrants de s’exprimer dans leur langue maternelle et d’offrir aux entreprises et aux institutions partenaires, et notamment au personnel soignant des Hôpitaux universitaires de Genève avec lesquels nous entretenons une collaboration fructueuse, de comprendre au mieux les besoins des patients d’origine étrangère.

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  • Deux issues pour gagner : oui à l'Europe, non à Merz

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    L’histoire s’accélère brusquement et devient passionnante. En quelques mois, la Suisse a lâché la distinction entre fraude et évasion fiscales et les trois-quarts du secret bancaire, deux institutions qu’elle considérait comme des piliers de son existence et de son identité. Le dernier bastion - l’échange automatique d’informations -  vient de tomber depuis qu’Hans-Rudolf Merz vient de le troquer contre le libre accès des banques suisses au marché européen.

    Désemparé, paniqué par ces capitulations en rase campagne, l’establishment politico-financier du pays, qui n’avait rien vu venir et qui est pourtant largement responsable de cet état de fait, s’insurge, tempête, s’agite de ci de là comme la mouche du coche et cherche à se dédouaner en désignant à la foule qui réclame des têtes les ruades désordonnées du Conseil fédéral.

    Bref, pour le dire poliment, c’est le chaos.

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  • L’homme et l’animal, une relation catastrophique

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    Peut-on exploiter les animaux, extraire leur lait, leur peau, leur viande? Séparer les petits des mères et les faire travailler comme bêtes de somme ? Les obliger à pondre et à engraisser en batterie ? Les enfermer et les priver de tout contact avec leur milieu de vie naturel ? Les forcer au cannibalisme en les nourrissant de la farine de leurs congénères ?  Les massacrer à grande échelle dans des abattoirs géants mais discrets ? Les exterminer en tant qu’espèces, comme le thon rouge, la baleine ou le gorille, pour en faire des sushis ou des condiments censés favoriser la virilité masculine ?

    A toutes ces questions, le commun des humains, pris d’un sentiment soudain de compassion et de révolte, a tendance à répondre non. Et pourtant c’est ce que l’homme, en tant qu’espèce, pratique tous les jours, chaque minute de chaque jour, depuis deux à trois mille ans. La votation du 7 mars sur la protection des animaux et, notamment, sur leur droit à disposer d’un avocat, a le mérite de mettre le doigt sur la grande hypocrisie qui entache, dans la civilisation industrielle occidentale en tout cas, la relation entre humains et animaux.

     

     

     

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