Covid-19 : mortalité, manque de matériel et censure des médecins de ville, quid ?

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La sortie de la pandémie permet de passer aux questions que l'on s'est posées durant toute la période de confinement que l'on nous a imposée au nom d'impératifs médicaux souvent contradictoires. En voici trois, qui seront adressées à nos autorités lors la session du Grand Conseil de lundi

Quelle est la mortalité réelle du Covid-19 par rapport aux autres causes de décès (grippe, AVC, accidents)?

Pendant des semaines les médias et les différentes instances sanitaires ont donné des chiffres variables sur l’ampleur et le mode de calcul de la mortalité due au Covid-19, les chiffres de l’OFSP variant avec ceux des cantons, selon qu’ils incluaient ou non les EMS et suivant les causes de décès (avec le Covid-19 ou du Covid-19).
Par ailleurs la surmortalité due exclusivement au Covid-19 parait loin d’être claire, surtout si on compare la mortalité du premier quadrimestre de l’année 2020 à celle d’une année à forte grippe comme la période de janvier à avril 2017.
Maintenant que le pic de la pandémie Codid-19 semble heureusement passé, il est temps de savoir ce qui s’est réellement passé et d’investiguer le mode opératoire du virus et ses effets réels sur la santé, la morbidité et la mortalité.
C’est pourquoi je souhaiterais connaitre avec précision les chiffres exacts de la mortalité due au Covid-19 et aux autres causes de décès (maladies selon les types, accidents, etc.) au premier quadrimestre des années 2015, 2016, 2017, 2018, 2019 et 2020 en distinguant notamment celles qui relèvent du Covid-19, de la grippe et des autres maladies respiratoires (pneumonies en particulier) et cela à la fois pour le canton de Genève et pour la Suisse.
Enfin, il serait également intéressant de les comparer aux décès imputables aux dernières canicules et notamment à celle de 2003, et aux pollutions atmosphériques afin de situer la mortalité due au coronavirus dans un contexte plus large.

Pourquoi y a-t-il eu pénurie cruelle de masques, de tests et de gel hydro-alcoolique au plus fort de la crise du Covid-19 ?


Dès les premiers signes de gravité de l’épidémie du coronavirus, il est apparu que les hôpitaux, médecins de ville, EMS ainsi que les différents organismes de santé manquaient cruellement de masques, de tests, de gel hydro-alcoolique, et même de lits d’hôpitaux puisqu’il a fallu en créer dans l’urgence.
Pourquoi ces lacunes se sont-elles produites? Par qui, pourquoi et comment ont été prises les décisions qui ont conduit à ce sous-équipement dramatique ? Pourquoi les stocks de masques, de gel et de tests n’ont-ils pas été renouvelés, respectivement constitués ou reconstitués dès l’alerte de l’OMS le 23 janvier dernier?
Sachant que les médecins de ville se plaignaient de la pénurie de masques fin janvier déjà, pourquoi rien n’a été mis en oeuvre pour combler ces manques ? Et pourquoi le gel hydro-alcoolique, pourtant inventé et promu par le médecin des HUG Denis Pittet, a-t-il manqué à Genève même, dans les pharmacies de ville, dans les magasins et pour protéger les différents personnels de soins, de livraison et des commerces particulièrement exposés au virus à cause de leur travail ?
Pourquoi la pénurie de masques, dissimulée pendant des semaines, a-t-elle donné lieu à des déclarations contradictoires, voire mensongères, de la part des différentes instances cantonales et fédérales alors que leur évidente efficacité a été démontrée dans tous les pays d’Asie qui en ont fait usage ?
Merci de répondre en détail à ces questions concernant les trois cas avérés de pénurie : masques, tests, gel hydro-alcoolique.

Pourquoi les HUG et les autres hôpitaux suisses n’ont-ils pas administré les traitements à base d’hydroxychloroquine au même titre que les médecins grecs, coréens et chinois ?

Depuis que la crise sanitaire du Covid-19 a éclaté, la polémique sur l’usage de l’hydroxycloroquine, un médicament aux propriétés anti-inflammatoires, et de l’antiviral Azithromicine comme méthode de traitement a fait rage sur les réseaux sociaux et chez les patients infectés.
Après bien des discussions, la France et les HUG semble-t-il ont admis l’usage de ce médicament pour les patients intubés et au stade de la réanimation, alors même que plusieurs expériences montraient qu’un usage en amont, dès les premiers symptômes de la maladie, donnait de meilleurs résultats, surtout s’il était administré avec un antibiotique, l’Azithromycine.
Parallèlement, le directeur général de Novartis Vas Narasimhan annonçait le 29 mars dernier que la chloroquine était le plus grand espoir de traitement du coronavirus et que Sandoz s’engageait à mettre à disposition 130 millions de doses de ce médicament abondant, facile d’accès et très peu onéreux. Voir à ce sujet https://amp.rts.ch/info/sciences-tech/medecine/11205056-le-directeur-general-de-novartis-evoque-la-chloroquine-comme-le-plus-grand-espoir-de-traitement-.html.
Dès lors les questions suivantes se posent : pourquoi les HUG se sont-ils calqués sur la pratique d’Etat française et empêché les médecins de ville et les pharmaciens de mettre à disposition des malades infectés par le coronavirus, et pourquoi n’ont-ils pas saisi cette occasion pour donner aux patients un espoir de guérison, les privant ainsi d’une aide psychologique qui aurait pu être précieuse dans leur lutte contre la maladie ?
Quelles sont les raisons d’une telle prudence des hôpitaux et des responsables cantonaux de la santé vis-à-vis d’un médicament utilisé depuis 70 ans contre la malaria et d’autres affections (lupus, sarcoïdose, polyarthrite) sans qu’aucun décès n’ait pu lui être imputé. L’argument des tests cliniques semble en effet peu convaincant puisque ce médicament est connu et a subi tous les tests concernant son éventuelle nocivité depuis longtemps.


Lien permanent 11 commentaires

Commentaires

  • Bonjour

    Si ça peut servir...:

    https://swprs.org/coronavirus-un-medecin-suisse-parle/

  • Il est clair que le recul permet de mieux considérer un panorama plus élargi.
    Je constate que depuis quelques temps, ce sont les journalistes d'investigation qui posent des questions pleines de bon sens auxquelles savent répondre certains anthropologues.
    Je m'avance avec mes réponses, enrichie par une cinquantaine d'années à plus que plein temps dans le monde médical.
    Il n'est pas possible de passer à côté des chiffres. Toutefois, alors qu'ils présentent une certaine assurance, tout dépend des éléments pris en compte. Comme le disait il y a bien longtemps déjà un professeur de chirurgie (les chirurgiens sont des médecins qui gardent le contact avec la réalité incarnée) " les statistiques sont au médecin ce que le réverbère est à l'îvrogne, il le soutient plus qu'il ne l'éclaire". Ainsi, vous avez tout-à-fait raison de mentionner "mourir du Covid ou mourir avec le Covid". Pour en mettre plein la vue, c'est évident qu'on a inséré dans le nombre déclaré des décédés suite à leurs maladies chroniques.
    Votre 2e question : Je la prendrais sous un angle plus vaste qui rejoint la 3e question: la vision médicale de l'épidémie. La pandémie a été prise en main par les gouvernements qui ne sont pas spécialement aptes à parler médecine. Alors ils s'appuient sur des experts et pire, sur des modélisations mathématiques qui écartent nettement des paramètres du vivant. Ainsi, on aurait eu bien plus de moyens à disposition plutôt que de se focaliser sur Un confinement, Une molécule, Un vaccin.
    La vraie question est de rechercher tout ce qui a permis au coronavirus de siéger dans tant d'organismes, ce qui permettrait des ouvertures sur d'autres démarches thérapeutiques.

  • "Pourquoi y a-t-il eu pénurie cruelle de masques, de tests et de gel hydro-alcoolique au plus fort de la crise du Covid-19 ?"

    Voici la grande question! Pourquoi de telles défaillance alors que tout ceci était inscrit dans la LEp

    https://www.admin.ch/opc/fr/classified-compilation/20071012/index.html

    ainsi que dans un document qui existe depuis, je crois, 2004, la dernière édition date de 2018, je parle du Plan suisse de pandémie influenza, document qui peut être téléchargé

    https://www.bag.admin.ch/dam/bag/fr/dokumente/mt/k-und-i/hygiene-pandemiefall/influenza-pandemieplan-ch.pdf.download.pdf/ofsp-plan-pandemie-influenza-ch.pdf

    Avant de demander au Grand Conseil genevois de faire le nécessaire pour cette gabegie n'arrive plus, il faudrait déjà se poser la question de savoir pourquoi malgré une loi existant et un document de mise en oeuvre n'ont pas été respectés. Incompétence du conseiller d'Etat chargé de la santé? Incurie de son administration? Menfoutisme du conseiller fédéral de l'Intérieur et de l'OFSP?

    Je pense que les victimes du covid-19, les familles endeuillées ainsi que les simples citoyens qui ont eu la chance de ne pas attraper cette saloperie exigeront des explications quitte à aller devant les tribunaux. Nous devons demander des comptes aux responsable de cette cacade. Nous, en tant que citoyens, nous sommes comptables de nos actes face à la loi, pourquoi n'en serait-il pas de même pour les responsables politiques et les fonctionnaires ?

  • Si on compare avec les 3 dernières années en France la mortalité n'a pas explosé! Près de 606'000 morts en 2017 (14% de plus qu'en 2007!), un peu plus les 2 années suivante, ça fait plus de 2000 morts par jour! Alors pourquoi ne donne t on pas ses comparatifs???? On est donc dans un système anxiogène, une sorte de laboratoire mondiale qui permet aux divers gouvernements concernés de tester le degré de soumission de leurs peuples! La Suède et les Pays Bas n'ont pas 100'000 morts depuis le but de ce confinement alors qu'ils n'ont pas imposé de confinement! Alors???

  • Personne ne connaissait le virus, sa dangerosité en terme de mortalité. Le taux de personne qui ont dû passé par l'hôpital semble élevé puisque la saturation était proche, ce n'était pas vraiment une grippe.

    L'impréparation est acceptable face à l'inconnue, mais pas dans des domaines stratégiques (masques, tests,..).

    Quant à la fameuse chloroquine, le soufflé est tombé avec des résultats très moyens. Sachant que la Suisse en a commandé un stock, je doute qu'il y a eu un mot d'ordre pour ne pas l'utiliser.

    Face à un virus inconnu, on peut être prudent ou téméraire. Il n'y a pas de bonnes réponses. La Suède beaucoup plus de morts que ses voisins, mais ses hôpitaux ne sont pas saturé. Si ils l'avaient été, un confinement aurait été lancé.

    Très facile pour le marseillais de dire ce qu'ils pensent. Si ils se trompent, ce n'est pas sur lui que les responsabilités tombent. Ainsi, selon son expérience, il n'y aura pas de 2ème vague, espérons, mais la Nature aime faire des surprises, et si c'est la cas je me réjouie d'entendre ses excuses (à cause du confinement, de la globalisation du virus,...?).

    On peut reprocher la défaillance stratégique face à la pandémie, mais non l'interprétation de dangers potentiels surévalué d'un virus inconnu.

    La transmission du virus d'une personne à une autre, peut potentiellement le faire muter. On nous dit qu'il y a peu de chance que ce soit en pire.
    Croire, ça ne suffit pas. Jusqu'au vaccin, ou méthode pour atténuer l'impact du virus sur le corps, la société doit être sur ses gardes.

    J'ajoute que la grippe de Hong Kong, si elle a été plus mortel, c'est d'abord dû au laisser aller, les pays ont fermé les yeux. Il y existait un vaccin de grippe qui aurait pu atténuer les effets, mais cette grippe n'a pas été prise au sérieuse. Un loupé mondial. et des morts probablement 10x trop nombreux.

  • Dans mon immeuble on a eu une contamination juste après Noel dans plusieurs logements. Ça a commencé l'appartement en dessous chez moi. Ca a infecté de nombreuses personnes. On ne savait pas ce que c'était. Debut mars ca a fait pareil. La Jonction a aussi été contaminés les jours suivant les fermetures universités et tour RTS, leurs ventilations a fond durant des jours, les bâtiments infectés ont propagé le virus par les ventilations, cela continue aujourd'hui, ca sera pire demain. cette semains aura un grand nombre de nouvelles contagions. Mais si on ne diagnostic pas les malades du covid19 alors forcement ont peut donner l'illusion de vague pandémique. Dans le monde réel, chaque jour plus de personnes sont contaminées a sarscov2, on se recontamine. Chaque jour on est contaminé par une multitude de sources, chaque jour plus nombreuses. De nombreuses ventilations sont infectées et aussi les canalisations d'eaux usées

  • Il ne faut pas oublier que le "covid 19" n'est pas le seul coronavirus que nous avons en ce moment! Nous avons pu être contaminé soit cette année soit d'autres années par d'autres corona! D'apres la page wikipédia sur les coronavirus, ils doivent exister depuis des .........................millions d'années! Est ce que le teste est sensible au seul covid 19? Idem pour le futur vaccin???

  • Je suis très étonné par les commentaires de motus@ sur la chloroquine! On a aujourd'hui des milliers de personnes qui ont été traitées à la chloroquine/plus antibiotiques, avec de très bons résultats! En plus il semble que dans tous les pays où on utilise très couramment la chloroqione contre la malaria, les habitant sont très peu contaminés par le corona 19! En tout cas "explorer" est une catastrophe européenne avec des résultas catastrophiques! Il est en revanche indispensable de ne pas faire d'auto-médicamentation! Le professeur Joyeux sur youtube donne de très bonnes solutions! Arrêtons de voir la fin du monde partout!

  • « Quant à la fameuse chloroquine, le soufflé est tombé avec des résultats très moyens. »

    Forcément quand c'est prescrit à l'envers de ce qui a été indiqué.

    D'ailleurs l'étude européenne est une foutaise dans la mesure où elle ne prend pas en compte le protocole recommandé. Et puis, c'est de l'argent jeté par la fenêtre juste pour pouvoir dire que le truc ne marche pas.

  • On trouve sur youtube plusieurs témoignages d'anciens malades guéris grâce à la chloroquine dont un genevois Jean Dominique Michel anthropologue de la médecine sont témoignage sur youtube est magnifique! Autre témoignage intéressant celui d'un médecin français du Puy de Dôme soigné en état grave, après 8/10 jours, grâce à la chloroquine! Il dit que sans ce traitement il serait mort! Il est médecin il sait donc ce qu'il dit!

  • https://www.rts.ch/info/sciences-tech/11238116-la-majorite-des-patients-hospitalises-aux-hug-recoivent-de-la-chloroquine.html

    Aurions nous dû l'utiliser avant et à meilleur escient ? la réponse reste ouverte mais l'affirmative semble confirmée.

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